I.XVIII LA DUCHESSE
vers suivans , gracieux et tendres comme celle qui les inspira :
Non, sans doute, il n'est point de bergère plus belle;
Pour elle cependant qui s'ose déclarer ?
La presse n'est pas grande à soupirer pour elle,
Quoiqu'elle soit si propre à faire soupirer.
Elle a dans ses beaux yeux une douce langueur,
Et, bien qu'en apparence aucun n'en soit la cause.
Pour peu qu'il fût permis de fouiller dans son cœur,
On ne laisseroit pas d'y trouver quelque chose.
Mais pourquoi là-dessus s'étendre davantage? Suffit qu'on ne sauroit en dire trop de bien, Et je ne pense pas que dans tout le village. Il se rencontre un cœur mieux placé que le sien.
Mais ces cbarmans badinages furent suivis de jours d inquiétude et de vives angoisses. Cette « petite violette, comme a si bien dit madame de Sévigné, qui se cacboit sous riierbe , et qui étoit bonteuse d'être maîtresse, d'être mère, d'être ducbesse, » elle alloit être mère pour la première fois. Depuis quelque temps, elle étoit sortie de cbez Madame, et le Roi lui avoit