‹ Réflexions sur la miséricorde de Dieu (volume 2)Chapitre 93 sur 175 · DE LA PREMIERE EDITION · texte numérisé non relu

DE LA PREMIERE EDITION

uoiqiCun Père de l^ Eglise ait dit^ cii^ec beaucoup de raison^ quil étoit plus rare de trouver des âmes \>raiinent pénitentes^ que d'en trouver qui aient conservé V innocence de leur baptême^ parce quilj en a peu qui se convertissent comme il faut^ cependant la bonté de Dieu suscite^ de temps en temps ^ des prodiges de péni-

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tence^ pour faire voir aux pécheurs quil est un Dieu de miséricorde, et que^ quelque grand que puisse être leur abandonnement^ il est toujours prêt à les recevoir^ s'ils retournent à lui avec un cœur sincère et véritablement touché de leurs offenses. Il ne demande pas la mort des pécheurs y puisqu'il est venu verser son sang pour eux^ mcds seulement quils se convertissent et quils vivent.

Si toute l'Eglise a admiré depuis quelques années un de ces prodiges, en la personne d'un prince dont on peut comparer la pénitence à celle des plus austères pénitens des siècles passés ^ , nous

* L'auteur de X Avertissement semble faire allusion ici au prince de Conti, frère du grand Condé, qui mourut en 1666, dans les sentimens delà plus grande dévotion, et dont le fils épousa mademoiselle de Blois, fille de Louis XIV et de la duchesse de La Vallière. Au moment même où le

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