‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 110 sur 183 · I. Religieuse Caruiélite indignei · texte numérisé non relu

I. Religieuse Caruiélite indignei

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LETTRE n.

A M. THÉBET, AVOCAT A TOUAS^

Jésus •}• Maria.

Ce 3 avril 1684.

ous VOUS sommes très-obligées, monsieur, de la peine que vous éprenez. Il nous paroît tant de sagesse et de circonspection dans votre procédé, que nous ne doutons pas que, par les soins que nous espérons que vous voudrei bien encore prendre, nous nous verrons enfin en repos par la paix que vous mettrez

K . Bibl. imp» du Louvre. Lettres autographes de Louis XIV ^ etc* F. 325 ; F»» 127 R»». — Cette lettre paroit être inédite.

en un lieu où je me crois obligée de la procurer. Nous vous envoyons réponse à vos mémoires concernant le sieur Paris; c'est pourquoi vous n'avez qu'à entrer en matière sur tout et lui donner vos conseils qu'il faut qu'il suive. Nous vous prions de lui montrer cette lettre, au moins ce qui le touche. Quand il faudra quelque ordre de M. le Prince de Cqnti, on l'aura promptement. Je vous prie aussi d'être arbitre absolu entre M. le Curé de Saint -Laurent et Paris sur leur différend. Pour le sieur Leclerc, vous approfondirez, s'il vous plaît, et trouverez tels moyens que vous le jugerez à propos pour mettre l'intelligence entre lui et les officiers, rien ne me pouvant donner plus de consolation que de voir la paix établie où le désordre règne il y a longtemps. Pour notre hôpital, voyez et entrez en matière et confiance avec les bonnés sœurs. Ce que vous dites pour M. de La Brosse, est ce que nous souhaitons ; faites-lui exécuter fort sûrement ce que vous

avez projeté et nous vous assurons de sa pension. Du reste, monsieur, tous connoîtrez tout dans peu, comme vous vous y pre* nez. Si mon nom peut vous être utila à quelque chose, servez- vous-en avec liberté ; quelque effacé que je désire qu'il soit du inonde, s'il peut faire quelque bien, encore une fois, servez-vous-en ; c'est l'intention de M. le prince de Conti. Nous laissons au R** P. Moret à vous témoigner notre reconnoissance ', nous ne laissons de vous assurer nous-même que, devant Notre-Sei^

gneur, nous n'oublions pas à vous rendre^

selon ma pauvreté , tout ce que je pourrai pour nous . acquitter de nos dettes envers vous.

«S*'' Louise de la Miséricorde , R. Car'' ind\

nant à M. le prince (le Contl. S'il fulloit son autonté jointe à la vôtre, monseigneur, nous sommes si persuadées de l'estime qu'il a conservée pour vous par votre ancienne connoissance cl familiarité, que je ne m'offre point à l'obtenir, aimant mleui vous en avoir l'oblîg! ion entière. Pour les autres reliques, nous allons chercher dans le Martyrologe de France, et nous mettrons dans un petit mémoire ce que nous en pourrons découvrir, 'ous suppliant, monseigneur, de faire ff ! perquisition de voire côlé. Vous voye: que je vous obéis et que j'en use hbrement, comme vous me l'ordonnez, vous priant très-humblement de croire que j'ai pour vous toute résume et le respect possible, et que je suis votre très-humble et irès-obéissante fille et ser- Tante,

S' Loutse de la Miséricorde^ S. Car^ ind:

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