‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 16 sur 183 · Je me bornerai à quelques exemples · texte numérisé non relu

Je me bornerai à quelques exemples

Édition de 1680. — 1** Réflexion, page 4 : « .... Sans pénitence et sans oonrersion.... » 6* édition de 1693, smvie depuis : < Sans pénitence et sans confusion »

Édition de 1680. — 2* Réflexion, p. 6 : c viendront

me tenter.... » Édit. de 4693 : «viendront à me tenter »

Édition de 4680. — 4* Réflexion,/!. 47 : m Préservez-moi du doux poison de plaire à ce monde et de V aimer, des caresses de la fortune auxquelles on résiste si pen , et qui , plus cruelles que les plus cruelles disgrâces^ Jbnt que nous ne regardons plusiTantre Dieu^ ni d'autre Providence que sa conduite. » Édit. de 4693 : « Préservez-moi du doux poison de plaire a ce monde et de t aimer ; car les caresses delà for-

tune » Le reste comme dans l'édition de 4680 ; mais on le

voit, la substitution des mots car les à Varticle des a rendu la phrase complètement irrégulière et inintelligible.

Édition de 4 680. — 4* Réflexion, p. ÎS: m. Je ne fais Jamais

Xyi PREFACE.

pris sur nom de rectifier^ par la simple jsuppres» sion ou le remplacement d'un mot, quelques phra-' ses obscures ou vicieuses. Ces rectifications y dont nous avons été aussi sobre que possible^ n^ altèrent jamais ni la pensée ^ ni le style de Vaiiteur^ alors même quHlest^ ce qui lui arrive quelquefois^ prétentieux et maniéré. Sous ce rapport^ notre désir de restreindre ces sortes de rectifications à ce qui nous a paru indispensable a été tely que nous avons cru devoir quelquefois^ comme à la 3* Réflexion , page i6 de notre édition , main~ tenir une phrase incorrecte^ plutôt que de la modifier et une manière trop sensible, à P opposé de ce qu'a fait plus ou moins heureusement P éditeur de Mm\

Quoi qiCilen soit y les éditions des Réflexions sur la miséricorde de Dieu, se multipliant. Vidée

que me chercher et me trouver moi-même. » Édit. de -1693 : a Je ne fais jamais que chercher et me trouver moi-même, » Jl/. Romain-Cornut croit que le pronom me avoit été omis par suite d'une erreur typographique. On voit qu'il existait dans la i** édition,

Nous pourrions signaler encore bien des fautes ou des er» reurs analogues. Nous nous arrêterons pour tu pas fatiguer le lecteur,

\ . Les rectifications de ce genre, que nous nous sommes

PBXFACE. XTII

pùti à des libraires d'attribuer à madame de La VaUière d'autres opuscules du même genre. On litf à ce sujet y en tête d*une édition des Réflexions (Paris y Savoy e^ 1744 ; //i-i2), la note suivante : « • Comme il se distribue ^ par différens libraires y plusieurs livres de piété sous le nom de madame de La VaUière , et entre autres Les Sendmens d'une âme pénitente on le retoor d'une âme à

permises^ somt au momhre de dis-sepi. Foià les plus râbles; elles femnt jmger des autres :

Page 1 1 , If'gme 3, noms avoms mis m. «Toà b au Heu de « dont. »

Page 26, ligne 3 , moms avons mis a n*est pas mort * au lieu de tivi mort. »

Page 32, 1** alinéa ^ nous avons mis deux fins « la » av lieu de <%. lear. »

Page S2 , 2* alinéa, nous avons mis « elles » au lieu de c ils. »

Pa^e 62, 2* alinéa, nous avons mis « j'ahaodomierai ces natures flatteoses.... * au lieu de « j'abandonnerai ces na> tions flatteuses. » Une édition de Paris {veuve Savoje, 1756; iiê-\ 2) i0orte personnes, au lieu de nations. // est probable que le mot natures awra été mal lu par le premier éditeur.

Page 76, vers la^fiu , nous avons mis c enlerex-moi » au lieu de m. lerez-moî. »

Page 92, 2* alinéa, vers la fin ^ nous avons mis a ou comme une personne » au lieu de « qoe c*est une personne. »

Page 96 , 2* aliném, nous avons nus • que Tont été » cr» lieu de a m*ont été, » etc. . etc.

XVni PREFACE.

Dieu *, le libraire donne avis que c'est ma^ dame Dunoycr^ qui en est P auteur ^ et que madame la duchesse de La Vallière rCa jamais composé que les Réflexions sur la miséricorde de Dieu. »

// nous reste à parler des lettres de madame de La Vallière que nous réimprimons^ et de celles y en trop petit nombre à notre gré^ que nous donnons à la suite ^ et qui n'y avoient pas encore été réunies. Les premières y adressées au maréchal de Bellefondsy ami de Bossuet, ont été publiées en 1 767 ' par un anonyme que ton a su de-

I. fjne édition des Réflexions, imprimée a « Bruxelles, 4722, chez François Foppens, * mentionnait ainsi qu'il suit ces deux ouvrages : 4° Sentimens d'une âme pénitente; 2*> Le retour d'une âme à Dieu sur le psaume : Benedic anima mea Domino,

3. La Biographie universelle de Michnud mentionne une seule dame Dunojrer, née vers 4663, morte en 4720 , auteur de Lettres historiques et galantes, plusieurs fois réimprimées, et de quelques pamphlets. Il n^est pas impossible qu'elle soit aussi l'auteur des livres de dévotion qui^ dans un but évident de spéculation, ont été faussement attribués par quelques librai" res a madame de La Vallière, après sa tnort.

3. Lettres de madame la duchesse de Li Vallière, morte religieuse carmélite, ayec un abrégé de sa yie pénitente. Liège et Paris, 4767; j/i-12.

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