‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 175 sur 183 · RBLEVÉ DES OUVRAGES QUK POSSÈDE LA BIBLIOTHEQUE IMPERIALE · texte numérisé non relu

RBLEVÉ DES OUVRAGES QUK POSSÈDE LA BIBLIOTHEQUE IMPERIALE

— Abrégé de la vie et de la mort de la duchesse de • La Vallière, religieuse carmélite (in-8, 8 pages)

(par la Sœur Madeleine du Saint-Esprit , qui a signé au bas de la page 7. — L'approbation et la permissioa sont de ^7^0. — Sans frontispice).

— Lettres de Mme la duchesse de La Vallière, avec un abrégé de sa vie pénitente [par l'abbé Claude Lequeux], Liège (Paris) ^ Boudet, 1767; in-12.

«^ Histoire amoureuse de Mme de La Vallière, racontée par les auteurs du temps. Paris, Pigoreau^ an xiii (1804); in-12, avec portrait.

— Lettre de la duchesse de La Vallière à Louis XIV,

LA YALLIERE* 269

précédée d*un abr^é de sa vie, par M. Blin de Saînmore. Londres et Paris ^ ■^j*^yy 1773; m-8.

(Réserve. Contenue daos le recueil Femmes^ rie Jame, t. LI. Division : Polygraphie.)

CVst une héroïde dans le genre des épttres d'Héloïse à Abélard, par Colardeau.

— La vie jde la duchesse de La Vallière, ou l'on voit une relation curieuse de ses amours et de sa pénitence, par ***. A Cologne^ citez Jean de La Férité^ 1695; in-12. — Le même ouvrage, 1757. Cologne^ Jean de La Vérité ; in- 12 monté sur papier in-4. (Réserve. Recueil Fontanieu, t. CCCLIII. Division : Polygraphie * .)

— La vie pénitente de Mme la duchesse de La Vallière, avec ses Réflexions sur la miséricorde de Dieu. Tvurs, Jd, Marne et C, 1839; in-32, avec planches. ,

(Le faux titre porte : Bibliothèque pieuse,)

— La vie pénitente de Mme la duchesse de La Vallière, avec ses Réflexions sur la miséricorde de

4 . Nous avons sous les yeux ane autre édition du même ouvrage, imprimée à Cologne, 4 708. C'est la copie presque littérale, dans beaucoup de passages, du libelle intitulé : Le Palais-Royal y ou les amours de mademoiselle de La Faîtière , qui a été réimprimé récemment dans V Histoire amou' reuse des Gaules , par M. Charles Livet, t. II, p. 25 et suiv.

— Cette édition contient en outre (t. II, p. 415 et suiv.)

un pamphlet intitulé : La déroute et l'adieu des filles de

jojre de la ville et .faubourgs de Paris , asfec leur nom ,

leur nombre , les particularités de leur prise et de leur

t 1)îeiiv Noiiri éditjpn oiai^de ioii fiortfaît. Parti,

— R Vie pâiîleii^ dé Mménide Li^'^Uière, é(»île par Mme de Cknlk^'VC ^tkf^det'Réiexîbns sur la miiéncordè 1^ "ùké^ fn fllhne dé'La VaRière, et des lettres de la même au mm^è^àl de BeJlill^ëliids. NottT. édit:.i>Arîf, ^onuAitt» 1816; in-lS;' Iicr nènn.ioaTnigew Noiiv^ édit« Pmis^ LgcoinU et

-^ Vies dé kl ducfaeëie de La VàlHèréet dePerretteltfarie de Gombeé des Morelles, extraites des Vies desinstesi pur M. TidbbéCaroBr Limegèt^Jrdant^ 1853; in-18, avec pi. •

' {BtbUû^hèquA religieuse, morale ei littéraire,)

«*• Lettres patentée du roi Louis XIV do 13 mai 1667, érageant en ducbé^paîrte de La VaHière, la terre de Vauxjours et dépendances, eoocédées à

emprisonnement, et la requête des JiUes d'honneur persécutées a madame de La P'aîlière.

Cette reqaéte commence ainsi :

• Vénus de notre siècle, adorable déesse.

Vous qui d*un seul regard inspirez la tendresse.

Et savez surmonter le plus puissant des rois,

Depuis cinq ans entiers, nous vivons sous vos lois....

Prenez les intérêts des filles de Cypris

Et ne permettez pas qa*on en fasse mépris. »

Enfin , Ton trouve dans un volume intitulé : Betisiana mea, sive infelicis capriccia felicis . Argentorati (sine anno), pet. in-12, 27 fig., 4 57 pages, un pamphlet des plus licencieux dont Madama Madamigella La f alliera est Tobjet.

LA VALLIBRE. 271

titre de domaines à Mlle Louise-Françoise de La Vallière, et, en cas de décès, à sa fille et à ses hoirs et descendans, commençant par ces mots : c Louis, parla grâce de Dieu, — Les bienfaits que les Ro\s exercent, etc., etc. »

(S. L. N. D.; in-fol., pièce.)

— Mémoires de Mme de La Val Hère. PariSy 1827;

3 vol. in-8.

(Mémoires entièrement apocryphes , comme on en fit beaucoup à Tépoque où ils panu*ent. Ils sont attribués à . M. Brizeux.)

— Mile de La Vallière et Mtne de Montespan ; Études • historiques sur la cour de Louis XIV, par M. Arsène Houssaye; 1 vol. in-8, 1860, avec deux portraits.

— Prise d'habit de Mme deLaValljère, par M. F***,

MDCLXXV; in-24, 57 pages.

(C'est la 4'* édition du sermon de Mgr de Fromentières, pour la véture de la duchesse de La Tallière.)

— Mémoires, anecdotes secrètes, galantes, historiques et inédites, sur Mmes de La Vallière, de Montespan, de Foutanges, Maintenon et autres personnages illustres du siècle de Louis XIV, par Mme Gacon-Dufour ; 2 vol. in-8. Paris, 1807.

(Recueil d'anecdotes plus que douteuses sur les prineipales maîtresses de Louis XIV.)

272 BIBLIOGRAPHIE

— Notices sur Mmes de La ValUère, Montespan, FoDtanges et Maintenon, par M. Crawfurd. Paris ^ 1818; m-8, 57 pages.

(Brochure estiinée et des plus rares.)

— Histoire de Mme de La ValUère, par M. Quatremère de Roissy, Paris, 1823; in-8,-

— Mme de La Vallière, ou les Amours de Louis XIV, contenant les détails de la vie de cette femme intéressante, son repentir, sa retraite aux Carmélites, et le dévouement sublimé de cette illustre pénitente, par J. M. G.; 3« édit., in-â4 de 105 pages. Paris ^ Vauquelin,

— Mlle de La Vallière et les favorites des trois âges de Louis XIV, par M. Capefîgue. 1 vol. in-18; Paris, 1858. Amyot.

rORTRAITS. 273

DE

LA DUCHESSE DE LA VALLlèBE.

Nous avons fait graver, pour cette édition, le portrait de la duchesse de La Vallière, d'après l'émail de Petitot que possède le musée du Louvre. Les connoisseurs se demandent si ce portrait e^t bien authentique et ils vont jusqu'à élever un doute semblable au sujet de Témail du même artiste, qui passe pour être le portrait de madame de Maintenon et qui a été admirablement gravé par Mercuri, pour V Histoire de madame de Maintenon y par M. le duc de Noailles. En attendant qu'une étude approfondie ou des circonstances heureuses aient permis de décider ces questions d'une manière définitive , nous avons cru pouvoir, en ce qui concerne le portrait de la duchesse de La Vallière par Petitot, nous en rapporter à la tradition et nous avons confié la gravure de ce ravissant portrait à M. Flameng, qui a rempli, on peut le voir, sa tâche en véritable. artiste.

L'émail de Petitot qu'on croit être le portrait de

474 iwrtorïùtm

madame de La Vallîère n'est pas le seul de ses portraits au sojet duquel on ne soit pas encore fixé. Il résulte de l'extrait suivant de la Notice tUs taèieatix exposés dans les galeifies du musée impérial du LoUvre, par M. Frédéric Viilot, conséryateur (École française, S« édition, 1858), que la même incertitude existe relativement à un tableau de Lebrun, désigné comme il suit, sous le numéro 66 de la Notice :

Sainte Madef^ne repentante renonce à ttmtes les vanités de la pie. (H. 2,5Î.— L. 1 , 17.— Fig, de gr. nat.)

c' La sainte est representée de face, assise devant un nicaUe, sur lequ^ est placé un miroir, déchirant ses ▼étêmens et levant vers le ciel des yeux pleins de larmes. Vn nuage lumineux brille au-dessus de sa tète, et à -ses pieds on voit un cofifret kvntersé rempli de bijoux et d'objets précieux. Dans le fond de Paj>partement, une fenêtre ouverte qui laisse apercevoir une tour. (Gravé par Edelinck. — Landon, 1. 1, pi. SI.)

u Ce tableau avoit été commaudé à Lebrun par M. Le Camus pour Téglise du couvent des Carmélites déchaussées de la rue Saint -Jacques, à Paris, dont il fut le bienfaiteur. Cette peinture jouit d*une célébrité en quelque sorte historique , parce qu'on vouloit reconnoître les traits de madame de La Yallière dans ceux de la sainte repentante ' . > *

\ . L'auteur de la Description de la ville de Paris, Germain Brice, qui écrÎToit vers lecomiaencementdu dix-huitièmesiècle, psQrle de ce tablea|i, qui appartint aux Carmélites de la rue Saint-

DE LA DUCHESSE DE LA VALLISRE. 275

D'un autre côté, le couvent des Carmélites de la rue d'Enfer, à Paris, possède une toile de Mignard, ou d'un de ses élèves^ qu'on croit, d'après la tradition, être un portrait de sœur Louise de la Miséricorde. Mais cette ressemblance n'est rien moins qu'établie. Ce qui paroît certain, c'est que ce portrait a d'abord représenté une femme du monde qui a plus tard été transformée en Carmélite.

Enfin, le malheur veut que rien, jusqu'à présent, ne garantisse l'authenticité d'aucun des portraits de la duchesse de La Vallière se trouvant au musée de Versailles.

M. Soulié, conservateur de ce musée, a bien voulu, dans la note que nous allons reproduire, nous faire part des recherches auxquelles il s'est livré relativement à cette question et qui n'ont pu encore le conduire à une solution définitive.

c Trois peintures provenant de l'ancienne collection du Louvre et dont l'inventaire n'indique pas la source, sont placées à Versailles sous le nom de madame de La ValUère; ce so^t celles qui portent lès numéros 3446, 3447 et 4173 dans la Notice du musée impérial de Versailles, publiée en 1834-53.

c Le uujnéro 3446 est une peinture bonne et curieuse, et si on pouvoit affirmer qu'elle représente madame de La Vallière, ce seroit certainement le meilleur portrait d'elle à reproduire. La tête couverte d'un léger voile noir qui contraste avec la richesse de la robe très-décollelée et qui laisse voir les bras nus,

Jacques jusqu'en 1793, sans dire qu'on y vît alors la ressemblance de la duchesse de La Vallière. {Note de Véditeur.)

est fine et offre une physionomie dans laquelle on peut lire la souffrance et la résolution de quitter le monde. La robe est recouverle d*un manteau bleu richement brodé. Le bras droit est appuyé sur un coussin de velours rouge. Elle est assise sur un siège dont le dossier est d'une forme singulière pour l'époque et feroit presque songer à une chaire d'abbesse. Si ce portrait est bien celui de madame de ija Yallière , il rappelleroit tout à fajit le passage des Entretiens de madame de Maintenon^ publiés par M . Th. Layallée •.

c Quand madame la duchesse de La Yallière fut « touchée de Dieu et qu'elle fut sur le point d'entrer oc aux Carmélites, je crus comme plusieurs autres lui « devoir représenter qu'elle ne devroit pas passer de (c la vie molle de la cour à une yie austère, et je lui « conseillai de s'essayer quelque temps en se conteiia tant de se retirer de la cour pour entrer comme « bienfaitrice dans un couvent, y demeurant d'abord* « comme séculière, jusqu'à ce qu'elle vît par ellea même si elle pouvoit eu observer les règles. J'ajou- ( tai : c Mais, pensez-vous bien que vous voilà toute « battante d'or (car elle s'habilloit magnifiquement)* « et que, dan» quelques jours, vous serez couverte de c bure ? » Elle me confia qu'il y avoit longtemps que

\ . Entretien sur l* éducation des filles, (l vol. Charpentier, p. ^39.) Ces détuils, qui avoient échappé à nos recherches, complètent ce que nous avons dit, p. xcviii à cxui, sur la conversion de la duchesse de La Vallière.

2. C'est sans doute après cette conversation que la duchesse de La Yallière s'habilla , comme le dit mademoiselle de Montpeosier dans ses Mémoires^ delà manière la plus modeste.

DE LÀ DUCHESSE DE LJ^ YÂLLIERE. 277

« SOUS ces dehors d'uDe yîe mondaine^ elle portoit c le cilice, couclioit sur la dure et faisoit toutes les « autres austérités des carmélites. Et quant au conc seil que je lui donnai de se retirer comme hienfai- « trice dans un couvent pour y servir Dieu paisiblec ment, elle me dit : « Seroit-ce là une pénitence? c Cette vie seroit trop douce ; ce n'est pas là ce que c je cherche. »

« Le numéro 34-47 représente une femme en chasseresse, armée d*un arc et d'un carquois, tenant un chien en laisse. La figure en est longue et morne. C'est une peinture pâle et faible et qui seroit pourtant très-curieuse s'il étoit prouvé qu'elle offre bien les traits de madame de La Vallière.

« Le numéro 4173 provenant aussi de l'ancienne collection du Louvre est une peinture également faible et pâle. Il est possible que le peinlre ait voulu représenter madame La Vallière , mais ce portrait n^est certainement pas exécuté d'après nature.

a Les numéros 2030 et 3448 sont des copies mo» dernes (par Albrier et Franque) d'après un même pastel qui se trouvoit au Palais-Royal, faisant pen^* dant à un autre pastel indiqué comme le portrait de madame de Montespan. La pensée de faire symétrique* ment les portraits de ces deux maîtresses de Louis XI V^ ne peut appartenir évidemment qu'à une époque postérieure à celle de leur faveur. Jamais de leur temps on ne les auroit placées à c6té Tune de l'auti'e, mais plus tard on a pu rassembler dans quelques châteaux des portraits fabriqués après coup, d'après des renseignements plus ou moins authentiques, et il y en a beaucoup de celte catégorie à Versailles.

t Uo tableau de VenuilUs {auaiéro 3469) u kéiotcoaivcnieut dooné cuinme reprêsenuot marlime de Muntcipao, puiimadamedeLa Vallièic.LafaïuKlédf crtatlrlbulioiisotiuei frappant? pour qu'on altrelc' gur «F tableau àlacalêgoriedespersoiiDagesiaioaiii».

« Ou BKMl cru aussi retrourer le portiajt de nadauie de La Valli^re dans nu grand tableau (aumérii 31)76) placé dai» l'OEil-de-Bœuf et repréjcuiaiit U famille de Loail XIV . La provenance, de ce tabltiu (il vieal de Saiat-Cloud] et la descrtpUon qu'ca i dtinaée un auteur coulemporaïu prouve que la ligurr (l<l'«iguée Hiui le nom de madame de La VuUière , ni en réalilë celle d'une des sœurs de niademui^ellc de Monlpeusier. a

Nuns crojons devoir compléter Ie« précieux n leiguemen* que M. Soulié a bien vonlu ntnii foaitâr en donnant lalittedea portraits grav^ de la ducbme

de La Vdliiére : 1° d'après la hihtiolhèqiie Aiilors^fo du P. t^long; i" d'après un relevé que nous a^oa fait au Cabinet des estampes de la Bibliothèque inipc «aie. Notre bat seroit rempli si les dÎTers documiul que DODi avons recueilli* donnoient à quelqu'un, pb autorise que nous ue le sommes, l'idée de pourtuiiit ces recberches et facilitoîeut la solution de la qne^liai que nous avons Boulerde,

LA tallièrë. 279

de la duchesse de La VoltHre ,

'après P. Seriierii

IJiU des porli

d'après la Bihliolhèqae liislon^ P. Lelong. (IVj Ui.)

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