Mémoires de V abbé de Chois y; p
LXiy LÀ DUCHESSE
cette intrigue dans laquelle il étoit entre pour perdre mademoiselle de La Vallière, dont il croyoit avoir à se plaindre *. C'étoit lui-même, dit- il , qui avoit. écrit la lettre • en espagnol, en ayant soin d'imiter l'écriture de la i^eiiie d'Espagne. Une enveloppe ramassée quelque temps auparavant dans la chambre de Marie-Thérèse par la comtesse de Soissons, servit pour la fausse lettre, que Ton fit remettre à la senora Molina, première femme de chambre de la Reine.
La Molina, en qui sa maîtresse avoit une entière confiance , savoit que le roi d^Elspagne étoit alors malade. Redoutant de mauvaises nouvelles et désirant , au besoin , y préparer la Reine, elle prit sur elle d'ouvrir la lettre, dont la fausseté la frappa immédiatement. Le malheur qui auroit pu en résulter la remplit d'effroi, et elle s'empressa de communiquer cette lettre à la Reine mère,
1 . Escrit donné au Rojr par M, le comte de Gtiicke, (Voir, à l'appendice, pièce n" 3, p. 193 et »uiy.)