‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 48 sur 183 · DE LA VALLIERE. CXV · texte numérisé non relu

DE LA VALLIERE. CXV

raî comme les autres. On en fut bientôt consolé.... On en reparloit quelqiiefois , quand on en recevoit des lettres. Elle paroissoit être visiblement touchée*. »

La duchesse de La Vallière avoit écrit au maréchal de Bellefonds, le 19. mars 1674 : « Enfin, je quitte le monde; tout le monde part à la fin d'avril; je pars aussi, mais c'est pour aller dans le plus sûr chemin du ciel. Dieu veuille que j'y avance comme j'y suis obligée, pour obtenir le pardon de mes fautes! » Le 20 avril, elle entendit la messe du Roi, qui prit, immédiatement après, avec la cour, le chemin de la Bourgogne. La Reine, le Dauphin et Bossuet étoient du voyage. Le Roi parti, la duchesse de La Vallière monta en carrosse pour se rendre aux Carmélites de la rue Saint-Jacques. Son fils et sa fille étoient avec elle ; deux autres carrosses de dames et de seigneurs de la

i. Mémoires; p. 358 et 396.

CXTI LA

cour suivoient. Arrivée devant Tautel, elle sV dé^uilla d'une panure superbe dont elle s'étoit vêtue à dessein pour la dernière fois, et la donna à F^lise^ Bientôt cependant les dames et les cavaliers qui TaToient accompagnée , se retirèrent. Avec quel serrement de cœur, elle dut embrasser, au moment de s'en séparer pour la vie, ces enfans de ses entrailles, mademoiselle de Blois et le comte de Vermandois, qui ne comprenoieot rien à la retraite de leur belle^maman^ et que madame Colbert attendoit* ! Restée seule, la duchesse de La Vallière se recueillit un instant et passa le seuil du cloître, doucement^ lentement^ suivant l'expression de Bossuet. « Ma mère, dit-elle alors à la prieure,j'ai fait toute ma vie un si

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