‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 58 sur 183 · DE LA YALLIERE. CXXXI · texte numérisé non relu

DE LA YALLIERE. CXXXI

même , dit un de ses biographes , on eût dit qu elle vouloit détruire entièrement ce corps de péché, pour le punir d'avoir servi , d'instrument à ses passions*. » On l'avoit autorisée, sur sa demande, à participer, avec les sœurs converses, aux travaux les plus pénibles de la maison. Quelle que fût la rigueur des hivers , elle étoit toujours levée deux heures avant les autres sœurs, qui la trouvèrent plus d'une fois évanouie de froid, soit dans T église, soit dans les greniers où elle étendoit le linge de la maison. Affligée d un érysipèle à la jambe , elle cachoit son mal par esprit de pénitence et par pudeur, répondant, quand elle étoit forcée de l'avouer, qu'elle n'y avoit pas regardé. Enfin, ingénieuse à découvrir des mortifications nouvelles, elle auroitvoulu, pour rompre complètement les liens qui l'attachoient encore à Paris , être envoyée dans un couvent de province, très-pauvre et très-éloigné 5

Page 1