‹ Réflexions sur la miséricorde de DieuChapitre 98 sur 183 · LETTRE XXXII · texte numérisé non relu

LETTRE XXXII

a maladie de notre Mère continue toujours ; elle est au . sc^t de sa fièvre. Elle a trois à quatre redoublemens tous les jours; enfin, nous ne savons plus où nous en sommes. Cependant, le médecin nous fait espérer, et, de plus, je sais qu^il faut espérer contre Tespérance. Je suis vivement touchée de son état, et vous pouvez croire que ma sœur Anne-Marie a besoin de toute sa vertu pour

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n'en être pas accablée. Elle vous a écrit il T a deux ou ti'ois jours, et me charge de vous assurer qu^elle n'auroit pas manqué de vous donner exactement des nouvelles de la situation de notre Mère, si nous ne Tavions pas fait. Je crois que vous en êtes dans une grande inquiétude; je ne saurois vous en blâmer, car c^est une fille admirable, et, en vérité, sa grande vertu est digne du Cd; mais la terre en a encore besoin pour nous sanctifier. Ne vous effrayez pourtant pas; eHe-méme croit en revenir. Espérons en Dieu et prions pour elle.

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LETTRE XXXm.

race à Dieu, notre Mère se porte un peu mieux. Sa fièvre est toujours continue ; mais elle est bien diminuée , et il n'y a plus aucun accident à craindre. C'est une nouvelle sans doute fort agréable pour vous , et nous avons cru ne pouvoir trop tôt vous la donner. Nous aurions trop perdu ; c'est une fille d'une sainteté et d'une vertu si extraordinaires, que, pour la gloire du Seigneur, l'on doit souhaiter que ce soit sa volonté de la laisser encore pour perfectionner les autres. Je vous avoue que, dans cette occasion, j'ai senti ce naturel tendre que vous me connoissez; mais je n'en suis point en peine; je le remets entre les mains du Tout-Puissant,

pour me Toter s'il lui déplaît, ou bien pour m en faire faire T usage qui lui sera le plus agréable ; je dois cependant me craindre el veiller fidèlement sur moi. Au reste, tranquillisez-vous ; nous continuerons à vous informer de l'état de notre Mère, et nous unirons nos prières aux vôtres.

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