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daignée des professeurs de quelque mérite, n’en est pas moins une œuvre utile.
J'ai donc composé tout un ensemble de travaux, qui sont le fruit d’observations directes recueillies au jour le jour, en faisant étudier les enfante devant moi ; et je crois pouvoir dès aujourd’hui offrir à tous üun nouveau système d'enseignement, plus simple
ue celui qui est actuellement suivi ans les différentes maisons d'éducation.
Le seul reproche qu’on puisse
adresser à ce système, c’est qu’il exige de l’espace ; maïs ce défaut disparait en grande partie avec un aménagement convenable, facile d’ailleurs à exécuter sans beaucoup de frais.
… Ïl esi vrai de dire cependant que pour avoir des classes nombreuses, (et par classes nombreuses j'entends au plus quarante élèves,) il faudrait changer toute l'économie des colléges ; mais je n'admets pas que ce soit là une objection sérieuse.
Si la méthode est bonne, (et j'ai droit de le croire, puisque dans toui Québec personne ne le conteste) ; si elle rend l'étude agréable aux en-
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fants; si elle diminue de moitié Île temps et la fatigue du travail, on ne doit pas s'arrêter à des obstacles matériels.
Considérer autre chose que le perfectionnement apporté dans l'instruction, et refuser ce perfectionnement, sous le prétexte qu'il exige trop de changements dans Ja disposition du local ; c’est être dans le faux et l’avenir le prouvera. Car il n’est pas possible que, dans le monde entier, il n’y ait pas au moins un collége, pour faire l'essai d’un système reconnu bon.
Je sais un pays, où mes idées seraient acceptées et où je recevrais le concours intelligent et l'appui du gouvernement; mais ce pays est l'ennemi de France et, dussé-je briser ma plume, jamais je n’offiirai mes services au brutal Prussien. C: peuple orgueilieux, qui se targue b-aucoup trop de ses succès (patience ! on le verra bientôt, je l'espère.) n'aura pas du moins Phonneur d'une réforme dans la méthode d'enseignement.
Avant de m’ayouer vaincu, j'irai par-
tout ailleurs, s’il le faut ; mais quant à
m'adresser à la Prusse, ce colosse aux
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pieds d'argile, comme dit Pie IX, jamais. .
A mon pays d'abord revenait de droit l'application en grand du système ; et c’est à lui tout le premier que | je devais offrir d’en faire l’essai. C’est ï au reste ce que j'ai fait; et voici la 1 lettre, qu’à la date du 2 février 1874, Jj'écrivais à son Excellence monsieur de Fourtou. ministre de l'instruction publique :
‘ Paris, le 2 février 1874.
‘“ Excellence,
‘ Je ne sais quelles sont les formalités à remplir, pour arriver jusqu’au ministre de l'instruction publique ; et:
je prends le moyen, qui me parait Ctre le plus simple : celni &e lui écrire.
‘* J'ai pensé que dans u” temps, où tout le monde est d’accord, pour reconnaître que les méthodes employées arrivent à des résultats relativement assez faibles, malgré la science et le dévouement des maîtres st la bonne volonté de beaucoup d'élèves, il y avait lieu pour moi de demanuer qu’on vouiüt:bien examiner mes travaux, G