SONNET
Ta vie est un jardin, ma vie est un désert.
Ohl non! ne mêle pas ta pensée à la mienne!
Les grâces, les rayons dont ta jeune âme est pleine, Ton printemps les perdrait sans fleurir mon hiver.
Tu doutes, chère enfant, et ton grand regard clair S'efforce à deviner quelle est ma sombre peine; Oui, bien sombre en effet, mais ta recherche est vaine, Car nul ne la comprend qui n'en a pas souffert.
Crois-moi, ne tonte pas le pouyoir de tes charmes, II n'est plus de bonheur pour mon cœur soucieux ; Et nous aurions le droit de nous plaindre tous deux»
Toi de voir ton sourire impuissant sur mes larmes, Et moi de ne pas voir mes larmes dans tes yeux.... Laisse-moi rêver seul et triste au bruit des armes.