‹ Réfutation des Mémoires du maréchal Marmont, duc de RaguseChapitre 189 sur 189 · LIVRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATORZIÈME

la force de la chose jugée par Tadhésion, même implicite, de Théritier, du. fils de Napoléon?

Mais le maréchal Marmont a-t-il pu espérer que le monde , s^inclinant et se taisant à son tour devant son audacieuse parole , croirait à cette ratification tacite résultant du simple récit de ses entretiens avec le duc de Reichstadt ?

Le monde n'a vu et ne verra, à travers les adroites combinaisons de ce récit, qu'un tort nouveau, ajouté, par le duc de Raguse , à tous ceux dont il était déjà chargé envers Napoléon.

Après avoir trahi et déchiré l'Empereur, il a voulu donner une dernière satisfaction aux mauvais sentiments qui ont rendu son épée et sa plume également coupables envers lui, et il a cherché à faire croire non-seulement que Napoléon II avait entendu sans protester la condamnation de son père, mais qu'il s'était montré plein d'empressement, de courtoisie et de prévenance, pour le dé* tracteur qui n'avait pas craint de rapetisser et d'amoindrir Napoléon ¥% en s'adressant à son fils lui-même.

Ce trait , je le répèle , devait servir de couronnement à toutes les appréciations malveillantes, à toutes les allégations mensongères , à toutes les insinuations perfides du maréchal Marmont contre la mémoire de l'empereur Napoléon. Mais ce trait restera aussi impuissant que les autres. A la dernière

kkt RÉFUTATION DES MEMOIRES DU DUC DE RAGUSE.

comme à la première page de sa longue apologie , le duc de Raguse, s'attaquant au grand homme qui fut son maître 9 son ami et son hienfaiteur^ mord toujours sur le granit. Après la lecture de son immense plaidoyer^ on reviendra plus empressé que jamais à la simple et sublime chanson du poëte populaire qui a si bien compris le héros du peuple; et Napoléon, inaccessible à Finjure sur le piédestal que l'admiration universelle lui a élevé y semblera dire encore comme à Sainte-Hélène :

ce Je puis demeurer tranquille , je n'ai qu'à laisser faire; et la suite des événements ^ les débats des partis opposés y leurs productions adverses feront luire chaque jour les matériaux les plus sûrs , les plus glorieux de mon histoire. Et à quoi ont abouti , après tout y les immenses sommes dépensées en libella contre moi ? Bientôt il n'y en aura plus de traces; tandis que mes monuments et mes iustitu- Jtions me recommanderont à la postérité la plus reculée^ » {Mémoriikl.)

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