LIVRE DEUXIEME
de sa propre défense , ne peut pas enlever à un fait historique son vrai caractère. Le bonhomme de Marmont n'était pour rien dans les larmes du héros à qui venait d'échapper la plus belle occasion d'affranchir en un jour l'entière Italie qu'il avait conquise en quelques semaines. C'était le glorieux représentant et l'infatigable propagateur des principes de la Révolution française qui témoignait par ses larmes de la puissance de ses sympathies pour la rénovation européenne. Ses idées et ses convictions politiques étaient seules en jeu en ce moment; elles remuaient son âme et mouillaient ses paupières ^ parce qu'elles étaient affranchies, quoiqu'on ait osé dire^ de l'influence de l'intérêt personnel.