S VII
Napoléon , préparant la bataille de Dresde sans compter sur la temporisation de Schwartzenberg , avait mandé le général Haxo et lui avait dit :
« Voilà Vandamme qui s'avance au delà de l'Elbe par Pyma ; il s'y trouvera sur les derrières de l'ennemi, dont l'empressement pour s'enfoncer jusqu'à Dresde a été extrême. Mon projet était de soutenir ce mouvement avec toute Tarmée , et c'était peutêtre le moyen d'en finir une bonne fois avec mes ennemis; mais le sort de Dresde m'inquiète : je ne veux pas sacrifier cette ville. Il ne me faut plus que quelques heures pour m'y rendre, et je me décide, non sans regret , à changer de plan pour marcher à son secours. Vandamme est encore en forces suffisantes pour suppléer à ce mouvement général et faire un grand mal à l'ennemi. Que de Pyma il se porte sur Gieshubel ; qu'il gagne les hauteurs de Péters* walde , et qu'il s'y tienne ; qu'il en occupe tous les défilés , et que de ce poste inexpugnable il attende rissue des événements qui vont avoir lieu sous les murs de Dresde. Cest à lui qu'est réservé le soin de ramasser Vépée des vaincus; mais il faut du sang«froid; il faut surtout ne pas se laisser imposer par la cohue des fuyards. Expliquez bien mes intentions à Vandamme, et dites-lui tout ce que j'attends de lui.