livre: Deuxième
i]^jince inpident pour que MarmQnt ail pu s'écrier qu§ l^p destinées de la Frapce , de TEvirop^ et du giQndç avwpijt failli être changées eu un cliu d'cpil av^e qellps du futur dominateur des rois et des peuple?, dans uu coin de rue d'un ol)S(5ur village de rttalie, et que cet événement eût été Vouvri^ge d'autres petite corp^ d'un^ trh^^tnawai^e a^rmée d'un tv^S'petit souverain , ce qui attestait la puissance cachée du destin a laquelle les anciens cuvaient bien rai^ sqn d'élever d^s t^niples.
Cette e^^claïuation , tant soit peu païenne, et qui passe eflrputément devant la sagesse providentielle pQUr aller chercher et honorer Taveugle destin sur le§ ruiues de ses autels et de ses teipples 5 cette e^^cJa^ luation trahit à la fois les blessures profondes d'uue ^e superbe et sa persistance iuipie à réduire les grandeurs de l'histoire, dans Tindividu, dans la uatÎQU I daps l'humanité , ^ux plus mesquines propor-
tîpnis. Jl semble que le maréebal Marinont s'est flatté
(l*attépuer la grayité de Tévéuement dont le souvenir Ifli pèse, et de s'assurer au moins l'indifférence de la postérité à défaut d'une réhabilitation difficile , en H^bQrdqnnaiit tous les événements, les supcès et les f çyerSi la conquête et la perte de la renommée, l'élévation et la chute des personnages historiques, à de petits incidents, simples jeu:?^: de la fatalité. Partout il vqit les caprices du hasard dominer Jes combinaisons dii génie, et en croyant affaiblir ainsi l'admiration .-du
monde pour l'homme dont l'apothéose lui rappelle sa propre flétrissure, il arrive à exagérer sans le vouloir la puissance et la gloire de cet homme, jusqu'à faire de lui Vhomme nécessaire^ le seul agent possible de la Providence dans l'affermissement et la propagation de la révolution française , et dont la disparition accidentelle aurait pu arrêter tout à coup le mouvement de cette révolution et maintenir indéfiniment l'ancien régime européen.
Les hommes, pour si grands qu'ils soient, qu'ils s'appellent César ou Napoléon , n'ont jamais cette importance absolue, ce caractère de nécessité sociale attaché exclusivement à leur existence personnelle. La puissance de leur intervention dans les affaires humaines leur vient, avant tout, de l'idée qu'ils représentent, ensuite du génie qui leur en révèle la grandeur, leur donne le désir et le pouvoir de la rendre féconde pour leur pays et utile au progrès des nations. Le génie peut périr avant l'heure , mais ridée qui le précéda, qui lui communiqua sa force et son prestige, qui lui ouvrit les portes de l'immortalité , ridée lui survit dans la société , où elle avait germé avant l'apparition du grand homme, où elle continue son développement après que le grand homme a disparu, et où l'attend son verbe nouveau. En tranchant par un assassinat la destinée de César, Bru tus ne fit pas revivre l'ancien régime romain ; eit accélérant par une trahison la chute de Napo-