LIVRE QUATRIEME
CAMPAGNE DB 8YRIB. — RSTOUR EN FRANCK.
Malgré l'importance du poste qu'il occupait à Alexandrie, et la gloire qu'il pouvait tirer de sa lutte intelligente et courageuse contre la disette et la peste , Marmont aurait volontiers quitté cette place pour s'associer aux dangers de la campagne de Syrie. « Les vrais soldats me comprendront, dit-il; voir une campagne s'ouvrir, et ne pas y prendre part, est un horrible supplice. » (II, 2.)
Marmont a donné dans sa longue carrière de soldat d'assez abondantes preuves de brillante valeur pour que ce langage reste au-dessus du soupçon de forfanterie. On doit le croire quand il dit qu'tV fut m désespoir de rester en Egypte ^ et qu'il remua inutile^ ment ciel et terre pour être appelé à V armée active.
Le général en chef le laissa obstinément à Alexandrie , et Marmont justifie involontairement cette résolution de Bonaparte , en énumérant lés nouveaux