‹ Regeste dauphinois; ou, Répertoire chronologique & analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349 - Vol. 3Chapitre 103 sur 176 · ARS · texte numérisé non relu

ARS

nn oo. AEGESTE".

15577. Mollans, 27 juin 1300.

- Giraud Medici, fils de feu Giraud, fils lui-même

d'Albert Medici, expose à Raymond Lamberti, juge du

château de Mollans, au diocèse de Vaison, que son aïeul Albert Medici dans son testament institua comme héritier universel lui Giraud et pour le château de Mérindol, même diocèse, son frère Guillaume du Puy (de Podio), avec défense d’aliéner ces seigneuries, sous peine de dévolution aux autres héritiers. Or Guillaume a transféré au prince d'Orange le château de Mérindol, qui est ainsi dévolu à Giraud. Celui-ci voulant reconnaître les services rendus à sa famille par Raymond seigneur de Mévouillon et son père, lui fait donation entre vifs de ce château. Acta ap. Molanis, du consentement de Béatrix de Mévouilllon, de Bérengère mère de Giraud, de sa sœur Eléonore (Elienors), femme de Pierre Reynerii d'Oze ; témoins : Jacques de Revel, jurisconsulte, Odon de Châtillon CREARRS juge du Buis, etc. Ponce Ruffi, not.

Arch. de l'Isère, B. 3665, orig. parch. Choent. III, 132»). FonTANIEU, Cart. du Dauph. II, 106-7. — VALBoNNAYs, Hist. de Dauph. IL, 101-2. — BréQ. VIT, 520. BARTHÉLEMY, Baux,814.

15578 28 juin 1300.

Reconnaissance en faveur de Pierre Eynard, seigneur de la Motte-St-Martin, par Guigonet Perrotin, d’une héminée de terre à la Pierre de Savel : et donation de 20 sols de cens sur les tenanciers [de] Dumas de Savel. Lantelme Beymond [not]. | Inventaire de Marcieu et Savel, ch. vix.

15579 (Juillet, 1300 ?).

Plaintes adressées au pape par Raymond, seigneur de Mévouillon, contre les recteur et officiers du Comtat- Venaissin, qui l’empêchaient de percevoir le péage accoutumé sur les voyageurs qui passaient par son château de Visan (Alliscan), et entreprenaient sur sa juridiction à Mollans et Mérindol, requérant monition et censure ecclésiastique contre eux.

Arch. de l'Isère, B, 3650, orig. parch. (nsent. II, 128).

Grenoble, Invent. Baronnies, 420-1.

‘15586 Léoncel, 1‘* juillet r300.

Lantelme Raynerii, clerc de Gigors, fils de Jarenton R-i, fait donation entre vifs à Notre-Dame de Léoncel et à son abbé Jacques des tâches des blés et légumes produits dans les tènements de Côte-Blanche et Charchauve, au mandement de Gigors ; de ses droits aux condamines de Lansa, Cloto, Malmont et Tieure, et de 10 setiers de froment de cens au mandement de Montclar, dioc. de Die, avec faculté de rachat moyennant 10 liv. Viennois ou monnaie ‘équivalente. L'abbé, du consentement de ses frères, le prieur Martin Rocha, le cellérier Ponce de Chabeuil, etc. (6) l'autorise à établir dans l'église de Léoncel, à partir du prochain chapitre général, un moine chapelain ou prêtre, qui célébrera .chaquesamedi pour lui etsa sœur/consaguinea) Pagana. Fait dans leparloir de l’infirmerie de Lioncello : témoins: Ponce Balisterii, not. d’A[démar] de Poitiers, comte de Valentinois. Sceau de la cour du comte.

| CHEVAL (U.), Cart. de Léoncel, 311-2, n° 292.

15581. Pernes, 3 juillet 1300.

Bertrand Tendilla, procureurde Raymond de Mévouil-

REGESTE

DAUPHINOIS ee bts.

lon, seigneur de Mévouillon et de sa baronnie, proteste devant Mathias de Chieti {Teala), recteur du Venaissin, contre l'hommage rendu, au préjudice des droits de son maître, pour le château de Mérindol etson territoire, au diocèse de Vaison,par Bertrand de Baux, prince d'Orange, à lui recteur au nom de l’église Romaine ; il en appelle au pape Boniface [ VIII], au collège des cardinaux, et à tout autre juge compétent. Act. ap. Palernas, dans la chambre de la forteresse ; témoins : G. Ebrardi, juge du Venaissin, Giroudin Bartholomæi, nes Lantelme Berberii not. |

Arch, de l'Isère, B. 3665, orig. (Invent, IH, 132). Invent. Baronnies, 1, 345 : 419. — VALBONNAYSs, Hist. de Dauph. IX, 102. — BréQ. VII, 520. BARTHÉLEMY, Invent. mais. Baux, 815.

15582 Pernes, 4 juillet 1300.

Bertrand Tendilla, procureur de Raymond, seigneur de Mévouillon, au nom de celui-ci et du dauphin Humbert, comte de Vienne et d’Albon et seigneur de la Tour, de son fils le dauphin Jean, comte de Gapençais et d'Embrunois, de la dauphine Béatrix. comtesse de Vienne et d’Albon et dame de Faucigny, de Jean de St- Savin, Alamand du Puy, Guigues Alamandi, Guillaume Artaudi, seigneur d'Aix (Aysio), Artaud de Réallon, Guillaume Artaudi de Glandage, Raymond de Montauban, seigneur de Montmaur, Graton de Clérieu, chevaliers, etc., proteste devant Mathias de Chieti (Teala), camérier du pape, clerc et recteur du Comtat Venaissin, contre l’ordre qu'il a donné sans juridiction à l’évêque de Vaison de se rendre au château de Mérindol, au lieu où se trouvaient Raymond et les nobles ci-dessus en armes pour leur ordonner d’abandonner le siège de ce château le jour même, sous peine d’excommunication et d’une forte amende. Or le château de Mérindol fait partie de la baronnie de Mévouillon et a appartenu de temps immémorial aux prédécesseurs de Raymond. Ces monitions étant illégitimes et contraires aux constitutions générales du concile, il en appelle au pape Boniface VIII, au collège des cardinaux et à tout autre juge compétent. Act. ap. Palernas, dans l’intérieur de la forteresse, en la chambre du recteur. témoins : Sicard de Romans..…., Guillaume Ebrardi, juge de la cour du Venaissin. Eantelmé !Berberii] not.

FonraAntIEeu, Cart. du Dauph. II, 1057-8. — VALBONNAYS, Hist. de Dauph. IF, 103-4. — BRréQ. VII, 520.

15583 Digne, 4 juillet 1300.

Lettre de Fasio Belhomme, juge de Digne, ordonnant au baile des Mées de citer par devant lui les habitants de cette paroisse, qui empêchaient les moines de Boscaudon, propriétaires de la terre de Paillerols (Palairos), de faire paître librement leurs chevaux employés à fouler les grains dans leterritoire de St-Michel.

Arch. des Htes-Alpes, H. 2, orig. parch. (Invent. Luis —. Ro- MAN, 141”. 15584 Le Mées, 4 juillet do:

Pierre Chauvin, moine de N.-D. de Boscaudon, présente à Guillaume de Brunyaco, baile des Mées, les lettres données le même jour par le juge de Digne. Témoins : Laugier d'Aubignosc/{Albinosco), etc. Fait dans le jardin du baile. Ber. Blanqui, not.i

Arch. des Hies-Alpes, H, 2, orig. parch. (/nvent. 4h).

Hi, 41

LIT le

15585 : Eà Roche-des-Arnauds, 5 juillet 1300.

Hommage prêté à Jean Dauphin, comte de Gap, par Raymond d’Ozaseche (Osasica), commandeur de l’'H6pital du Gapençais, pour le haut fief du château et terre de Sigoyer, conformément à la transaction du 23 OCt:

nie Grenoble, Invent. Gapençais, 219-3, -3, 937 — ROMAN, Gr. 15586 | . 5 juillet 1300.

Bertrand Tendilla, au nom de Raymond de Mévouil-

lon, offre à Mathias de Chieti (Teatæ), gouverneur du

Comtat Venaissin, de lui démontrer les droits de son

maître sur le château de Mérindol, de l'assiéger et de

s’en emparer. Refus d'audience.

Arch. de lIsère, B, 3665, orig. parch. ({nvent. HI, 1301).

LÉ | 6 juillet 1300.

Bérenger, évêque de Carpentras, enjoint, au nom

du recteur du Comtat Venaissin, à Raymond de Mévouillon, de lever le siège du château de Mérindol, qui

appartient al église Romaine. Raymond répond que ce château est son fief, qu'il en aété injustement dépouillé par Bertrand] de Baux, prince d'Orange ; il offre de se

soumettre au jugement du conseil du Venaissin, com-

posé des prélats, barons et communautés, mais récuse comme suspects le recteur et le juge du Comtat. Arch. de l'Isère, B. 3665, orig. parch. (nvent. IX, 13°).

‘ Invent. Baronnies, I, A : 490.

15588 DE At. Métindol D ét 1300.

13 nd. dans les courtines du château de Merin-

que R{aymond] seigneur de Mévouillon assié-

geait pour conserver son droit et celui de Giraud de Medici, petit-fils (nepolis) | et héritier d'Albert de Me-

dici, jadis seigneur de Mérindol, et sans préjudice |

des ayants-droit désignés dans, le testament d’Albert,

ledit Raymond ordonne à Baussan de Ménerbes (Menerba) tenant ce château pour R[a aymond] évêque de

Vaison, et à Albert de Malaucène (M-usena), Hugues Reynerii de Crest (Crisla) dit Nigri Bonardi et Raymond Chaytii, chapelain de Villedieu, otages en la forteresse, de la lui livrer et d'en sortir, sinon il l’ assaillira (bellicaret), car ils l'ont tenue au-delà du terme stipulé entre le seigneur de Mévouillon, le prince d'Orange et l'évé-

que. Baussan répond qu lla défendrait encore de tout

son pouvoir, mais ces jours passés, les neveux de l'évéque ont emmené sa compagnie {comiliva), d' autres dé-

fenseurs sont partis et il ne peut résister à la multitude de gens armés quil assiègent ; depuis l'investissement

Fr jours, lui et les siens n'ont bu que de l’eau cor-

rompue. Il a d’ailleurs tenu au-delà de la 15°° de s'Jéean-

Baptiste, terme fixé par l'évêque et il lui livrerait volontiers le château s’il était présent ou représenté. Il le remet à R. de M. et se rend à sa merci avec ses compagnons. Fait devant la forteresse, sur la première porte. Témoins : Raymond Aynardi, Pierre Ysoardi, Guillaume d’'Esparron qe ie de Foie etc. Jean Tor-

natore not.

Arch. de l'Isère, B. 3665 os. III, 132-3). Invent. Barûônnies, I, 345 : 420. FONTANIEU, Cart. du Dauph. IL, 108". — VAL- BONNAYS, Hist. de on Il; 10% — — Brie. VII, 521. ;

15589 Fe . ÆEmbrun, 9 juillet 1300.

Commission donnée par Guillaume, archevêque

d'Embrun, à Goncelin, abbé de Lérins, pour lever,

après satisfaction, l excommunication et l'interdit portés contre les on Grasse et de Nice. Duta

Ebreduni..…… FoRNIER L'PAPE ), Hist. Marit. M, as

15590 | nn à .

Hugues de Bragneu ratifie la vente du 5 juin précéd. et fait répondre les tenanciers à la mesure d'Annonay, pour les tènements du mandemeut du château d’4y, au territoire del Macrey, près. la terre de la Toyre du cloître de Quintenas (Quincenas), le ruisseau d'Ambroin, le pré du manse de les Preles au territoire de Fellins. Act. ap. Braneu, dans la chambre.

Vidimus du 21 juin 1306.

15591 : : 10 ie nn.

Reymond, seigneur de Mévouillon, et ses alliés Reynaud de Montauban, seigneur de Montmaur, Jourdan de Rosans et Odon de Lachieras, excommuniés par l'évêque de Vaison, protestent devant notaire et en appellent au pape, afin qüe cette sentence soit réformée, déclarée nulle et abusive. Cet appel est notifié à à

Pierre Gumbert, baile, et à RASE de noie juge de

Sisteron. : nes Pur. OT ce J. A.), dans Bull. soc. statist. Isère, B. IV, 207.

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