Acte concernant la gabelle du sel de Rosans
Arch. de l’Isère, B. 2813, 11.
34340 Commencement février r346.
Le dauphin, dans 1 île de Mitylène depuis i5 jours,
.avec 70 chevaliers et 23oo fantassins, livre bataille aux lurcs, arrives au nombre de i5oo sur 26 vaisseaux, qu’il incendie, et fait prisonnier leur chef.
Istorie Pistolesi (Muratorx, Rer. Italie . script. XI, 5x4). Fauriî (O.), dans Mêlang . êc. Franç. Rome , XXVII, 528 (à part 22), qui renvoie cet exploit à la fin de ihars.
34341 (Avignon), ioe février i346.
Clément VI blâme l’archevêque de Vienne et ses
suffragants d’avoir ajourné la publication des procès de Louis de Bavière, et leur ordonne d’annoncer les peines canoniques encourues par lui.
Gràëff, Clément VI et la province de Viennef n°672.
34342 I°r février r346 3o janvier i346.
34343 icr février r346.
Compte de Merinet de Jonzier (= Scio-r), des revenus des bâtiments, terres et château d’Hermance, depuis le i5 août i342.
Grenoble, Invent.. Prov. étrang , 11/.
34344 Avignon, 6 février i346.
Luc Berti, apothicaire, habitant d’Avignon, à qui le
dauphin avait assigné la baronnie de Portes avec ses revenus pour 1740 flor. d’or(Jean Amandrifii,not.), reconnaît dans rhôtel à l’enseigne de l'Oison, près du portail des Matarons, en présence de l’archevêque de Lyon, de l'évêque de Grenoble, du prieur de St-Donat, du commandeur de Navarre et d’Amblard, sr de Beaumont, avoir perçu comme revenus t343 liv. 7 sf 3 d. Tournois, qui valent, le florin compté pour 12 s. 10 d.* 2093 flor. u/a ; mais il demande d’en déduire 669 L 8 s. 6 d. Tourm, soit 887 flor. 1/4 pour remises et dpnations au dauphin, etc. Sur les 533 flor. 3/4 qui Ipi
restaient dus larchevêque de Lyon lui remet 3oo flor... ap. Avinionem...
Arch. de TIsère, B. 261 5 ( Reg . Pilati i3/}6-y ), 63-4. Chevalier (U.), dans BulL soc . statist . Isère , C, VI ; Choix doc . /usi. méd. Danph . io4*5. n° 3o.
34345 6 février i345/6.
* Louis de Poitiers, comte de Valentinois, inféode à Humbert de Beaumont, seigneur de Pellafol et Autichamp, la terre et seigneurie de Rochefort le vieux et le neuf; Humbert lui en fait hommage, sous condition qu’au cas où le dauphin voudrait- avoir lad; terre, il serait obligé de la lui remettre, mais le comte lui en payerait la valeur au dire des seigneurs de St-Genis et de Sahune.
Grenoble, Invent. Valentinois, IV, 278 :
34346 6 février 1 346.
Arch. de l’Isère, B. 2610, 212.
34347 (Avignon), ^février 1 346.
Le pape encourage le dauphin à poursuivre son
voyage, l’entretenant des guerres qui désolent la France. 11 se propose de demander pendant 5 ans (au lieu de 3) des subsides pour la croisade. Philippe, archevêque de Mitylène, répondra de vive voix à ses questions. L’affaire entre lui et Guillaume vicomte de Beaufort, a rencontré en France beaucoup de difficultés, mais elle a enfin reçu une solution, comme le lui écrit l’archevêque de Lyon.
Graëpf, Clément VI et la province de Vienne , nc 6^3.
34348 Avignon, 7 février 1 346.
Henri de Villars...
Arch. de l’Isère, B. 2607 ( Notæ Frumenti); 55.
34349 ‘ 9 février 1 346.
Albergement passé par Dronet d’Entremont, coseigneur du Touvet, à Jean Michel d'Entremont, habitant du Touvet, d’une maison à la Conche, sous le cens d’un quartal froment. Antoine Bérenger êt Vincent Reboud, not.
Invent . du Touvet, St-Vincent.
34350 (Avignon, vers 10 février i346).
Lettre d’(Henri*de Villars), archevêque et comte de
Lyon, (à Humbert, dauphin de Viennois, chef de l’armée contre les Turcs). Les nouvelles sur les affaires de sa terre comprennent la période écoulée depuis le départ dëTassin (décembre?). Amblard de Beaumont, Guillaume de Varey et Humbert Pilati sont revenus de France après Noël. « Malgré leur séjour prolongé et leur fidèle diligence ils n'ont pas^éussi au gré de vos désirs. Le roi s’est refusé à vous accorder les 4oo liv. Tourn. de revenu qui restaient sur les châteaux d’Alais Souquanton, le Mas-Dieu, Anduze, Andusenqde et la baronnie de Portes, outre les 2000 à héritage, vous refusant l’autorisation de les vendre ; il retient 17668 flor. d’or qui vous restaient dus sur les 100000, mais il a cédé- 5ooo flor. dus par le s1’ de Beaufort pour les lods. Le lendemainde la Circoncision, moi, l’évêque de Grenoble, le prieur de St-Donat, le commandeur de ■Navarre, Guillaume de Royn, Amblard de Beaumont, Guillaume de Varey et Humbert Pilati, à peine arrivés à la curie, nous sommes présentés chez le pape pour
lui parler de vos affaires, surtout des 67000 flor. (62 pour le prix de la terre et 6.000 pour les lods) à vous donnés par le roi. Il nous a répondu gracieusement, témoignant un grand amour pour vous, mais nous avons travaillé jour et nuit inutilement pendant un mois : on ne donnerait de fargent qu’à condition de libérer la terre de ses créanciers, surtout de Pierre Raymundi, de Lyon, à qui vous devez 12000 liv. Tourn., valant 20000 flor. ; l’évêque de Beauvais, qui devait les lui rendre, s’y est refusé, sous prétexte d’un accord entre vous; toutes choses dont était admirablement informé le sr de Beaufort, qui demandait en outre que vous délivriez sa terre des créances de me Raynaud de Moulins, Joffred de Charvi et Arnaud de Roquefeuil ; tous, le pape, le sp de Beaufort, le cardinal de Tulle et les membres du conseil, ont déclaré que sans cela vous ne toucherez par un denier. Nous fûmes désespérés et répondîmes en colère qu’on agissaitmal envers vous, qui aviez dans cette espérance assumé l’œuvre de la croix. Cela dura 7 semaines et plus à perdre nos paroles. Finalement, après de longues discussions avec Barthélemy de Montbrison, procureurde Pierre Raymundi et de son fils Johannin, héritiers de Jean Raymundi, on vous fit remise des 12000 liv. Tourn. et de toutes vos obligations moyennant 10000 flor. que solda incentinent le s” de Beaufort ; m° Raynaud de Moulins ne donna quittance que moyennant 800 flor. soldés par le même. Restèrent 66200 flor., que le pape et Je sr de Beaufort mandèrent à Jean d’Ameil, clerc du pape, et Ponce de Pereto,archidiacrede Chartres, de payer à vos procureurs le prieur de St-Donat et Rodulphe de Chissé, frère de 1 évêque de Grenoble, à Venise où ils avaient été déposés en la maison de^Prêcheurs par les gens du roi de ïlongrie. En l’absence de Joffred deCharvi et d’Arnaud de Roquefeuil, 6200 flor. furent déposés chez le cardinal de Palestrina. L’apothicaire Luc, à qui vous aviez engagé la baronniede Portes, me présenta un compte fantastique et ne voulutdonnerquittancequ’après avoir reçu 3oo flor. Surgit enfin l’évêque d’Autun, réclamant 60 liv. Tourn. de revenu que vous aviez données par acte aux moines de Montaut : j'ai passésuperficiellement. — La guerre est dure entre les rois ; on craint qu’elle n’augmente, caron dit que le roi d’Angleterre a traité avec les Ecossais et passera prochainement le détroit; celui de France réunit une grande armée à Toulouse, en Languedoc, Bretagne et Flandre : beaucoup de barons et nobles du Dauphiné sont convoqués. II y a discorde èt escarmouches (guereule) entre vos gens et ceux du comte de Savoie : je crois que ceux-ci ont commencé.
L affaire serait vite assoupie si j’étais en Dauphiné, et qu on voulut entendre raison. Sur l’alliance des barons de Viennois et l’affaire du comte de Provence, vous' serez renseigné par le porteur. En traitant avec Lappo de Ruspo de cequevousdoitTabbéde Gorze(28déc. ï 343) 1 ,
1. La Gallia chist, nova le mentionne {Johannes Dalphin ) comme abbédeGorze en 1348. Il fut promu à l'évêché de Tunis par Clément VI le 28 sept. i35i (Eubel, B> c. m * a . 63i ; 2% 5o3). Il fut un des exécuteurs testamentaires du dauphin Humbert (21 mai i355). Ce bâtard du dauphin Jean (qu’il nç faut pas confondre avec le fils naturel de même nom du dauphin Guigues), entra dans Tordre de St-Benoîl ; il fut
il m'a affirmé que vous, la dauphine et le comte de Monte-Caveoso étiez tenus envers lui de 6000 flor. : j'ai constaté que vous et la dauphine vous étiez portés garant de cet argent, reçu par le comte. Amblard de Beaumont m’a fait remarquer que l’assignation que vous lui avez accordée sur Avalon a tellement appauvri ce château qu’en cas de guerre on ne pourrait le garderet payer un châtelain : il vous écrit pour vous demander une assise vers Bernin (Bregninum) au mandement de Moritbonnot. Au sujet des Lombards, que vous avez ordonné d’exiler du Dauphiné, ce qui eut été un dommage pour le pays, aux yeux des gens de votre conseil, on a cousulté le pape, qui a répondu que vous pouviez bien supporter ce que l’Eglise tolère. Finalement on a arrêté de doubler cette année leur pension, qui monte à env. i4oo llor. Même décision au sujet des Juifs, qui vous donneront xooo flor. en deux ans, avec leurs pensions. Le juge du Viennois a soumis à une enquête sérieuse François de Bardonnêche pour savoir s’il avait conspiré contre votre personne : n’ayant pas lieu d’humilier ses parents et amis, vos conseillers séculiers ont décidé pour son exécution de l’amener en chemise et déchaussé du château de Quirieu au bord du Rhône et de le noyer dans l’endroit le plus profond. Ses parents vous ont donné en outre 1000 flor., pour lesquels plusieurs ont vendu leur héritage. A raison de votre absence et des troubles causés par les guerres dans les populations, il n’a pas paru bon à vos conseillers d’envoyer vos commissaires généraux faire des enquêtes : avec le temps tout s’apaisera. Je ne vous cacherai pas que vous avez créé tant- de conseillers, de poursuivants (sequacesje t de receveurs (comparatores), auxquels vous avez attribué des salaires exagérés, dont ils exhibent la preuve par vos lettres, que cela absorbe une grande quantité d’argent, qu'il serait mieux de vous réserver et envoyer : il semble que vos affaires pourraient être régies par un plus petit nombre d’officiers. Dès que je mets de l’argent de côté pour vous envoyer, j’entends crier : « Payez-nous, le seigneur le veut et -vous ne devez pas nous enlever ce qu’il nous a donné ». A votre départ vous avez fait tantd’ordonnances pour payer vos dettes, amender les plaintes et assigner des rentes qu’il surgit maintes lettres claires et pressantes, qui m’empêcheront de vousenvoyer de l’argent. En raison de la guerre, il est interdit de sortir en armes des comtés de Savoie et de Genevois. Il y a eu des rixesà SathoneyfSate/zay), St-SorlinfS. Saturninus) et Ailevard ; de vos gens ont été tués. J’ai prescrit de. bien garder vos châteaux frontière (esponderia). Nous sommes prêts ànous soumettre à la raison, si les adversaires en font autant, si non il faudra leur résister. J’ai créé Pierre Durandi trésorier général. Votre clerc Humbert Pilati se recommande affectueusement à vous. » Chevalier (U.), dans Bull, soc . statist Isère (1874), C, VI ; Choix docum . Jiistor, inéd . Dauphiné , 107-16. Prudhomme(A.), dans Bull. acad. Delphin.G.XVlI, i53-4(à part,26).FAURR(C.), dans Mélang. êc. Franç. Rome , XXVII, 533 (à part, 27)..
nommé abbé de Gorze au diocèse de Metz, sans doute grâce à la protection de son oncle Henri Dauphin, au temps où celui-ci présidai L à Té vêché de Metz. Cf. 18 août i35i.
Itf GE ST 12
34351 1 (Avignon), 10 février 1 346.
A la requête d’Amblard de Beaumont, les religieuses
du monast. des Ayes, o. de Gît., dioc. de Grenoble, sont autorisées à user d’aliments gras les jours de droit commun.
Graëff, Clément VI et la province de Vienne, n° 674-0.
34352 . Grenoble, 10 février 1 346.