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Regeste dauphinois ou repertoire chronologique et analytique des documents imprimes et manuscrits relatifs a l'histoire du Dauphine, des... vol. 7

Une notice sur un bréviaire du Chapitre de St-Barnard de Romans, curieuse rareté liturgique, publiée dans le Bulletin du Bibliophile et du Bibliothécaire, par M. Ulysse Chevalier, en 1866, alors qu’il avait à peine 25 ans, fut le premier travail de cette longue série qui devait se continuer sans interruption jusqu’en octobre 1923.

Pendant cette laborieuse carrière scientifique de près de 60 ans, M. U. Chevalier se consacra exclusivement à la période du Moyen-Age, dont il étudia non seulement les documents historiques proprement dits, mais également la liturgie, l’hymnologie, la bibliographie et les légendes. Ses publications sur ces diverses branches font autorité et il est peu de Revues consacrées aux études historiques qui n’aient pas

fait appel à sa collaboration.

Le catalogue de ses oeuvres ne comporte pas moins de 540 numéros, mais cet énorme travail est entièrement dominé par l'importance de quatre ouvrages :

Les carlulaires et documents dauphinois inédits, dont les 24 volumes s’échelonnèrent de 1868 à 1898, les 15 fascicules des Répertoires des sources historiques du Moyen-Age (bio et topo-bibliographie), dont la l re édition fut commencée en 1877 et la seconde terminée en 1907 et enfin Le Regeste Dauphinois dont le premier volume parut en 1913.

Le premier de ces ouvrages attira l’attention du monde érudit et la fixa d une façon définitive, le second, le Répertoire des sources historiques, enleva les suffrages de l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres qui, par une exception unique, appela dans son sein ce modeste travailleur de province qu’un de ses membres les plus illustres lui présentait comme un Bénédictin moderne.

Mais le Regeste Dauphinois fut le couronnement de cette carrière si bien remplie et l’oeuvre de prédilection vers laquelle tous ses travaux avaient toujours convergé-

Dès son début dans les travaux historiques, il avait été frappé des difficultés que rencontraient les recherches sur notre province de Dauphiné, et l’étude des sources multiples de son histoire,, qu’il considérait encore à faire, malgré les rares ouvrages la concernant et qui étaient loin de satisfaire son esprit de haute critique historique qui n’admettait l’histoire qu’appuyée sur des documents inattaquables. « duvet integros haurire fontes » fut la devise qu’il inscrivit au seuil de toute son œuvre et qu il donna comme épigraphe à son ouvrage capital sur le Dauphiné. . ■

Dès ses premiers travaux, il avait rassemblé des notes destinées à un ouvrage où seraient indiquées et analysées les sources manuscrites ou imprimées relatives à notre province et qui mettrait ainsi à pied d’œuvre les matériaux parmi lesquels pourraient puiser, en toute sécurité, les historiens futurs. L ouvrage devait avoir un titre modeste : Catalogue des actes des Dauphins. Mais les notes rassemblées s’étendaient bien au-delà de ce cadre restreint. Sur les conseils et les encouragements de M. Léopold Delisle, il. entreprit de comprendre dans son travail l’ensemble de tous les documents concernant l’histoire dauphinoise jusqu’à la fin du règne du dernier des dauphins indépendants.

Le premier volume parut au début du 1913 et les trois suivants en 1913,1914 et 1915. La guerre apporta nécessairement un temps d’arrêt dans cette publication dont le 5 e volume ne put être imprimé

qu’en 1921. .

Le 15 août 1923 le 6 e volume qui comprenait les documents concernant la cession du Dauphiné à la

France et les dernières années du dernier dauphin indépendant, Humbert II, devenu religieux de St- Dominique et archevêque-patriarche d’Alexandrie, sortait des presses. L’œuvre semblait terminée : mais pendant cette longue période de 10. ans qu’avait duré la publication de ces gros volumes, M. le chanoine Chevalier avait réuni des indications nouvelles sur des documents jusqu’alors inédits et inconnus et qu’il destinait à compléter son ouvrage, autant qu’un ouvrage pareil peut être complet.

Sa mort survenue le 26 octobre 1923, l’empêcha de mettre son dessein à exécution.

Sa belle et intéressante bibliothèque historique s’était enrichie de manuscrits nombreux et de notes précieuses : M. le chanoine Albanès, dont il avait publié une première série de la Gallia Chrisliana Novissima, M. Jules Chevalier l’historien du Yalentinois et du Diois et des guerres religieuses du XVI e siècle et .d’autres savants, l’avaient faite dépositaire des fruits de leurs recherches. Désireux que ces moyens de travail ne soient pas dispersés et restent constamment à la disposition des travailleurs du domaine de l’histoire, il avait fondé quelques temps avant sa mort une Société à qui il donna pour but de conserver cette bibliothèque et- d’encourager et faciliter toutes les études historiques et particulièrement celles concernant notre province : Il lui donna le nom du dernier dauphin, celui sous le règne duquel la patrie dauphinoise était entrée dans la famille française, le dauphin Humbert IL

La Société Dauphin Humbert IT a cru de son devoir de réaliser le dessein de son fondateur de publier ce supplément dont elle trouvait tous les éléments dans ses notes.

Grâce à l’aide éclairé que lui ont largement et gracieusement prêté MM. Letonneher, archiviste de l’Isère et de Font-Réaulx, archiviste de la Drôme, la Société qui compte parmi ses membres trou ^anciens secrétaires de M. U. Chevalier, habitués à son mode de travail, MM. Bouvarel, Chavanet et Thomé de Maisonneufve, a pu mener à terme cette publication qui forme le VII e et dernier volume du Regeste^

Comme le répétait souvent son auteur, un ouvrage pareil n’est jamais complet . à côté des dépôts publics, qui eux-mêmes sont loin d’avoir été explorés en entier, les archives particulières, par trop jalousement fermées aux travailleurs au grand détriment de l’histoire, cachent des sources précieuses et peut-être encore plus abondantes que les archives des départements et des communes. Mais tous ceux qui auront à s’occuper de recherches sur le Dauphiné rendront hommage à 1 énorme effort accompli et

au résultat obtenu. *

Une table générale méthodique et analytique des sept volumes du Regeste, en est le complément indispensable réclamé par tous.

La Société Dauphin Humbert II envisage dès maintenant sa rédaction et sa publication.

Mais ce travail devra forcément être long à accomplir, le chiffre des documents analysés étant de 41405 et tous comportant chacun l’établissement de nombreuses fiches. Il sera mené avec toute la diligence possible.

Nous croyons utile de donner quelques indications sur certains documents- cités et sur certaines références.

Les anciens inventaires se trouvant dans les divers fonds des archives de l’Isère figurent dans le Regestè avec le seul numéro qu’ils portent au catalogue de ces inventaires donné par M. Prudhomme dans l’introduction du Tome III de l’Inventaire des Archives de l’Isère. Les numéros 168-169 concernent l’archevêché de Vienne (dressés en 1774) ; les n 08 171 à 178 sont relatifs au chapitre de la cathédrale de cette ville (dressés aux XVII e et XVHI 0 siècles) ; les n oe 278 à 281 comprennent les inventaires de l’abbaye des Ayes et les n 0 . 8 284 à 287 ceux de l’abbaye de St-André-lè-Bas deVienne.il est en outre à remarquer que tous les titres signalés. comme provenant de l’évêché de Grenoble sont actuellement aux archives de l’Isère et l’inventaire Guy-Pape (1703) à celles de la Drôme, ainsi que les inventaires de La Garde et Boulogne plusieurs fois cités (n 08 B. 709 et B- 1286). L’inventaire des titres de St-Antoine en Viennois est au Grand Séminaire de Grenoble : Cet inventaire, copie faite au XVII e siècle d’un inventaire ancien aujourd’hui perdu, présente pour certains documents des dates et des analyses erronnées, voir notamment les n 08 841, 842, 1111, etc. Dans les citations de titres de l’ordre de Malte indiqués soit par 0. M. H. ou simplement par H, les numéros se réfèrent à l’inventaire (archives des Hautes Alpes) publié en 1913 par M. P. Guillaume, pouf les pièces antérieures à 1300 et aux archives des Bouches-du-Rhône pour les pièces postérieures à cette date.

De nombreuses mentions sont faites de manuscrits appartenant à des collections particulières- L’indication Magnat se rapporte à une collection de copies faites par M. le Chanoine Magnat, de diverses pièces se trouvant aux archives de la Drôme et concernant Châteaudouble, Bouvantes, Léoncel, St-Ruf et quelques autres localités du Haut Valentinois. L’indication Magnat, Chapelles du Diois renvoie à une enquête faite aux débuts du XV e siècle sur les bénéfices ecclésiastiques de Die, dont l’original est conservé dans la bibliothèque de M. de Fontgallànd à -Die- D’autres références, indiquant simplement le nom de M. Perossier, sont tirées soit d’un inventaire du Chapitre de St-Donat, soit de l’histoire de l’Eglise de Vienne de Charvet, dont les originaux constituent les n 08 1597 et 11.108 du catalogue des manuscrits de la bibliothèque de Grenoble : ces copies par M. Perossier, intitulées Delphinalin,. Recueils de mémoires sur Sh-Donat, Preuves sacrées de Jovinzieu, se trouvent à la bibliothèque Humbert II à Romans, ainsi que des mémoires sur les Observantes de Romans et les 2 inventaires des Dominicains du Buis-les-Baronnies.

La rubrique L. Chavanet inventaire du Château d’Alençon ou autres localités concerne une copie de 1 inventaire des titres de la famille de Vesc, relativement aux châteaux d’Alençon, Béconnes Dieulefit Montjoux, aujourd’hui entre les mains de M. de Carmejane à Avignon

Enfin un grand nombre de numéros ne comportent aucun texte' de documents et ne sont crue

La Société Dauphin Humbert II,

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