‹ RégnerChapitre 26 sur 109 · L'ESPOIR · texte numérisé non relu

L'ESPOIR

Maîtresse qui revois sur les glèbes inertes La lumière du jour profusément offerte, Après la lourde horreur de longs mois alarmés Que la mort instruisit des mondes innommés, Sache enfin que la Terre, incrédule à nos joies, Dans un ciel ondoyant comme un drapeau de soie, Lorsque l'heure à la faulx moissonnera nos vies, Nous verra, fussions-nous las des pentes suivies, Cingler vers les soleils, Cyclades de rubis, Tous deux, dans un effort aux vivants interdit : Toi, dressée au sommet de la nef éperdue Adjurant les dieux morts de tes mains étendues, Moi, frayant de la rame, aile ouverte et brisée. Le chemin fabuleux de nos riches pensées.

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