‹ RégnerChapitre 35 sur 109 · LE VIN · texte numérisé non relu

LE VIN

Toi qui lances parmi l'imensité sublime, Au-dessus des forêts, des mers et des vallons, Plus haut que la neij£reuse e'ternité des cimes, Pour conquérir le ciel, l'àme comme un ballon ;

Rubis vivant ou liqueur d'or, toi qui ranimes Le vouloir terrassé par de cruels affronts Et l'espace d'un jour, rends aux mortels la dîme Que la vie autrefois préleva sous leurs fronts,

Emporte-moi ce soir et toujours par l'espace Agrandi, loin du siècle et de l'homme rapace, Au pays innommé de ces vastes sommeils

Où le buveur peut voir, sous tes rouges fumées, Par des chemins jonchés de palmes idumées, Des avenirs joyeux marcher dans le soleil.

POEMES PARUS DANS DES REVUES

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