‹ RégnerChapitre 61 sur 109 · UN CHANT D'AMOUR TRAINAIT · texte numérisé non relu

UN CHANT D'AMOUR TRAINAIT

Un chant d'amour traînait sur les vagues blessées, C'était un soir sauvé par les larmes du monde, Des âmes à genoux, par d'autres enlacées, Réfugiaient en Dieu leur tendresse profonde.

Tandis que, des hauteurs de la nuit cadencée, Les astres, dans la mer, laissaient glisser leurs sondes. De beaux départs, pareils à de nobles pensées. Déployaient sur les nefs leurs voiles vagabondes.

Parfois

Un long cri mesurait la profondeur du ciel Puis retombait lucide, en poussière d'étoile,

Et des femmes en pleurs qu'un doigt semblait bannir,

Invisibles sous

La recueillait ainsi qu'un dernier souvenir.

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