‹ RégnerChapitre 63 sur 109 · LE SOIR AU SEUIL · texte numérisé non relu

LE SOIR AU SEUIL

Sur le seuil lisse et tiède et fle'tri comme un front, Accueillons le soir comme un ami qui s'épanche, Et la chute des fleurs, en offrande, des branches. Bénira de parfums la paix où npus serons.

Le crépuscule a clos d'une ombre indéfinie Le temple de l'Espoir au fond des horizons. Et le soleil qui meurt agonise en rayons, Tels les cierges derniers de quelque liturgie.

Des heures vont couler dans l'effroi des ténèbres, Qui précisent sur nous leurs planements funèbres D'envergure inquiète et comme inassouvie.

Recèle au fond de moi ta songerie intime, Peut-être que l'instant pour nous sera l'ultime, Et bénissons la Mort qui décuple la Vie.

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