SCENE X ET DERNIERE
LICINIUS , ATTIUE , RÉGULUS , PUBLIUS , MANLIUS , AMILCAR , Licteurs , Peuplé , Soldats.
Les légions qui suivent Publius et Manlius forment une haie entre Régulus et le peuple , et occupent les portes du temple.
RÉGULUS (à son-^fii»}.
Qu'as-tu fait ?
PUBLIUS (arec émotion).
Votre ordre est accompli;
Achève.
PUBLIUS
Dans nos rangs le calme est rétabli. , Nos légions en pleurs protègent le passage Qui du pied de ces murs conduit vers le riyage. Vous pouvez partir ! . . .
ATTILIE.
Ciel!
AMILCAR
Qu'entends- je ?
Bîen^ mon fils, Bien, je retrouve en toi le meilleur des amis. Que dis-je? un autre espoir n'a pas été frivole. Ah ! Rome est toujours Rome ! Appuis du Capitole , Demi-dieux fondateurs de notre liberté, De vos mâles vertus vos fils ont hérité !
Amis, de ce grand )our que l'œuvre se consomme : Point de paix, point de trêve entre Carthage et Rome ; Que le glaive extermine un peuple sans pitié , Perfide dans sa haine et dans son amitié !
Guerre aux Carthaginois ! que leur chute profonde Venge les pleurs de Rome et les malheurs du monde! Ils ont juré ma mort ; mais pour guider vos coups L'ombre de Régulas marchera devant vous.
Plantez vos étendards sur Carthage écroulée; Que ses débris fumans soient mon seul mausolée ; Que d'incultes sillons recouvrent ses remparts ! Vil rebut des humains, proscrit de toutes parts. Sans patrie et sans dieux , que l'Africain sauvage Cherche en vain sous ses pas la place où fut Carthage!
ATTILIE (se précipitant aux pieds de Régulas).
Mon père !