OFSILVIN OFficinaSlhy lia i, atelier de
Silvinus. Intérieur d'une tasse de lerre rouge. Ce peut être une estampille différente du même ouvrier ; cependant on peut admettre aussi que deux potiers de même nom auront voulu distinguer leurs ouvrages par des marques différentes.
27. Q VAERIVS sbd : Fecit. Marque à angles VERANIVS droits, longue de 5 cenlim., large
de 2 , placée en travers , sur le bord d'une grande terrine en terre blanche assez fine. Le mu-
sée n'a de celte terrine que le fragment revêtu de Testampille; mais il en possède une autre, en terre d'un blanc rosé , moins fine , qui parait avoir les mêmes dimensions. Les lettres sont parfaitement régulières et de bonne époque. Le Q placé un peu à distance indique qu'il appartient à un premier mot {Quinttis, par exemple) ; l'A et le V du mot suivant sont réunis, en sorte qu'on peut lire dans le second mot, soit Avenus, soit Vaerius.
La terrine complète a 15 cent, de profondeur, S8 de diamètre à l'ouverture, et 21 à la base. Elle n'a pas de marque.
(Musée de Reims.)
i28. VIRIANV VlRlXms fecit, Virianus a
fait. Tracé en relief, en caractères grêles, mais d'assez bonne forme, dans le moule, et non au moyen d'un sceau, au bas d'un anléfixe en terre rousse grossière. Il a conservé l'appendice conique dont est ordinairement muni le pied des antéfixes, pour les soutenir dans la position qu'ils doivent conserver.
(Cabinet de M. Duquenelle.)
^- AA^ Marque en forme de semelle,
au fond intérieur d'une lasse en terre rousse, portant une suite de traits qui figurent à peu près ce que nous donnons ci-conire, et auxquels il est difficile de donner un sens.
(Musée de Reims.)
30. /////SEXû};; Cette marque est-elle celle /////ANNI X ^'"° potier? A la suite du premier mot, on y voit une sorle d'û entouré de rayons que nous ne savons comment expliquer; puis, dans toute la hauteur du listel, une sorle d'arbre semblable à ce que nous avons trouvé sur des cachets d'oculistes. Il y a, comme nous l'avons dit, des vases où la marque de fabrique se trouve remplacée par l'indication de leur destination ; on pourrait peutêtre ranger celui-ci dans la dernière catégorie. Malheureusement, le fragment de poterie rouge qui porte cette estampille n'en donne qu'une partie.
(Cabinet de M. Duquenelle.)
Enfin, nous devons rappeler ici la figurine en argile blanche dont nous avons déjà parlé, au bas de laquelle on lit , par-derrière, en caractères assez
irréguliers, r inscription PISTIL, OU plulôt (1) PIS- TIL LV; car, en l'examinant de plus près, nous y avons découvert deux L au lieu d'un, et à la suite un V, ce qui, en suppléant un S, rapproche beaucoup le nom inscrit sur notre statuette du PISTILOS de M. Duchalais. Contrairement à l'opinion de ce dernier, nous ferons observer que toutes les figurines du même genre, avec inscription, portent le même nom, plus ou moins exactement reproduit: cela semble prouver que ce nom n'est pas celui du fabricant, et qu'il a une autre signification. Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit à ce sujet ; nous nous bornerons à remarquer le mode de fabrication de ces figurines. On en connaît plusieurs variétés. Toutes sont plus ou moins aplaties de la face antérieure â la partie postérieure, et montrent de chaque côté des traces de soudure. La cassure de celles que l'on brise rend encore plus évident que les deux faces étaient coulées dans des moules séparés, puis collées et ajustées ensemble avec plus ou moins d'adresse*