I. {p. OS
Sans ?(rQi]loir jiiger au point de yne soientîÔqne la théorie que TAuteur a établie dans ce passage, d'après les idées reçues à son époque, et surtout sans entreprendre de la justifier, nous avops cru «urîeuz d'en rapprocher les recherches et les tratravanx modernes de la science sur cette question.
Personne n1|^ore que les zones isothermes, nommées climats physiques par les Géographes ne suivent pas les parallèles à TEquateur, ni une marche régulière et unifonqae. X<es yariations et les anomalies qu'elles offrent, tiennent à des causes Tariées et souyent mtoe inooonues.
Yoid quelques unes de ces irrégularités atmosphériques entre Québec et quelques yilles d'Europe, À différentes latitudes et en différentes saisons.
Température moyenne,
Ltf^itiâ^. pom r Année.
Québec, 46*>49'(i)(,^in»vr.)+S»*
Stofifaolm, W^^O' ** +5,7
«tPéttwdbPUïg, 6Ô« ,6' " —11,4
JMtoAÎlle, 4S«>1Ï' *' +l«,tf
LlotiserYttfMn a &it recoonaître, qu'en Sprope la sucpeasipn des saisons et par iOOBiéqueiit des tempém^wee, eqçtre l^e 40^ et le 60^, se montre plus régulière et plus s«Mible i|u'iiiIUpE8> m^is l'influen^se d% tin»vail de l'homme les a .beaucoup .modifiées.
D^prÔB Bi^, la Franee, rAUemag&e et l'AngUterreyil y a 20 siècles^ xessemblaient au Canada et à l'Ane centrale. Hais sans nous v^Mnrter ^ des époques aussi anciennes, Horace et Juvénal nous parlent des gflaces annuelles du Tibre qui
(^) Ce chiffre a un peu varié dans les Auteurs.
Jean Xaintonge, en 1642 marqua 47^ !(/.
Cauunpkin, (Sdit 1682) 4S^ Zi/ Boucher, daoa aon MhMre é^ Pmwfa (1609) 46'' 46'
La lUkiianûe 1664-^ 46» 44'
Boncfaette,<1881) 460 48'49'' T
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APPENDICE
anjoard'hui ne gèle jamais. Ovide (^ ) nous peint le Boephore de Thraoe sous des traits qu'on ne reconnaît plus. Virgile £u.t le môme tableau du Danube ( Georg. Liy. IIL). La Dacie, la Pannonie, la Crimée, la Macédoine même, étaient des contrées d'une température aussi froide que celle de Mosoow aujourdlrai^ tandis que maintenant roliyier y prospère, et , que la yigne y produit d'ezcellens yins. Sous César (>) et Julien, la Gaule Toyait, diaque hirer, tous ses fleuves se glacer
de manière à servir de ponts et de chemins, pendant plusieurs mois. Aujourdliui ces changemens sont rares et de courte durée.
Cest cet illustre Capitaine qui nous apprend que le Renne confiné de nos jours dans les contrées du Nord de la Baltique, se trouvait de son tems avec l'Elaiv et le Buffle dans les forêts de la Germanie et de la P(dogne.
D'après les Géographes, neuf causes principales in£uent puissamment sur la température d'une contrée : — l^ I/action du sdeil, — 2° la température du sol, — 8<> l'éléyation au-dessus de l'Océan,— 1^ l'inclinaison du terrain et son exposition locale, — 5^ la position et la direction des chfdnes de montagnes par rapport aux points cardinaux, — 6^ le voisinage des grandes mers et leur situation relatire, — ^T^,la nature g^éologique du sol, — 8^ le degré du culture et de population, — 9^ les vents qui y régnent.
L'Amérique Septentrionale, sous l'action de ces lois générales, doit être comparativement plus froide que l'Europe. Toutes semblent concourir à ce résultat; mais l'étude des oourans d'air qui parcourent sa^surfoce, et qui peuvent être pour beaucoup dans l'état hygrométrique du sol^ jette sur cette question une grande lumière, et semble favoriser l'opinion du P. Bressaoy.
La disposition des chaînes de numtagnes sur ce vaste osntinent le laisse ouvert presque tout entier aux vents du Nord et du Nord Ouest, qui le balaient du Nord au Sud, depuis les rivages les plus Septentrionaux jusqu'au delà du Missiseipi et à l'embouchure du Si Laurent. Bs viennent des contrées les plus lointaines à travers de vastes plaines arides et glacées. L'absence de tout obstacle, et leur ^Um incliné 'fiivorisent la violence de ces cottrans aériens. Us sont aujourd'hui, cornsne ils ont été dans tous les tems, le principal toirment des traiteurs de ces immenses régions de l'Ouest ** On dirait, dit Yolney dans ses études sur le climat d'Amérique, que la
(X) Cosruleos ventis latices durantibus, Ister Congelât, et tectis in mare serpit aquis.
Quaque rates ierant. pedibus nunc itur ; et undas Frigore concretas ungula puisât equi.
• Sœpe sonant moti glacie pendente capilli Et nitet inducto caodida barba gelu Uvaque consistunt formam servantia testes Yilia. (Ovid. Trist. IIL 10.— Description de la Thrace.)
(«) De BeE QalL V. c 12.— L. L c. 16.— L. VIL c 65.
APPENDICE
" colonne d-air glacial des pôles de ce continent, ne se trouve pas balancée par la ** colonne d'air équatorial, sans doate à cause du peu d'étendue des terres de la zone " iorride» et de leur séparation d'avec les contrées supérieures, et c'est probable- ** ment là la cause de l'extension des régions polaires jusqu'aux confins des Tro- ** piques. L'hiver et Tété luttent corps à corps, et les saisons changent avec une ** rapidité étonnante."
Pour se rendre un peu raison de ces phases atmosphériques, au moins pour le Canada» il suffît de jeter les jeux sur le tableau suivant de la durée des vents aux di£Eërente8 époques de Tannée dans le bassin du St. Laurent Nous ne prétendons pas l'ofifrir comme l'expression d'une loi générale et absolue. H aurait falln multiplier <kvantage les observations. 'Les chiffres représentent la moyenne du nombre de jours, pendant lesquels les vents ont soufflé chaque mois, dans une période de 6
N"ovembre.
Décembre.
Janvier.
Février.
Mars.
Avril
Jours.
Jours.
Jours.
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Jours.