PROSPECTUS
FoNDi SOUS la restauration, en 1896, par des généraux de Teinpire, qui n'ignoraient pas que c'est pendant 4a ^patx qu'il faut se préparer à la guerre, et étudier dails le t>afisé'ce qui peut seiTÎrà l'avenir; ouvert ensuite à toutes les jeunes capacités militaires qui ont voulu y déposer une idée utile, des observations ou des faits, le Spectateur est devenu une mine abondante qu'on pourra long-temps et utilement exploiter*
Le Spectateur a compris toute retendue de*i mfs&ion; illi senti qu'aucune spécialité ne pouvait maintenant se passer de cette haute philosophie, qui lie et coordonne toutes les branches d'études: il s'est constamment attaché à servir la science et les idées progressives, et, sans sortir des convenances , il s'est prêté à ce goût de réforme et d'examen qui caractérise l'époque actuelle. Non-seulement il a rendu compte des recherches sur les faits et les' expériences qui ont eu lieu chez nous, mais il a étendu le cercle de ses obseryations sur ce qui se passe dans les armées étrangères. Constitution militaire, systèmes de manœuvres, progrès dans la grande tactique, dans l'artiirerie, dans là Tortification , dans radminîstràtîôn , tout a été de son ressort. Il a enregistré fidèlement toatce qui était digne de fixer l'attention de ses lecteurs. Rien de ce qui a paru dans la littérature militaire u'a'échâppé à sacHti(q[de;*il a même tenu depuis quelques années ses lecteurs au courant de toutes les nouvelles militaires susceptibles de. piquer leur curiosité. Anssi on peut dire que le Spectateur e&l le recueil le plus complet et le plus utile qui ait para en France depuis long- temps. Noos continuteron» aVéc persérérance la tâche que nous nous sommes imposée. Le&suffragies qae nous àrôns déjà obtenus ont un trop haut prix pour que nous ne redoublions pas d'efforts pour les mériter.
Ton t ce que le' Spëctaheur a publié déffuîs Son origine rèffiralt pk)ur faire la réputation de plusieurs écrivains et on tae étirait en être étonné si Totf jette' un coup-d'œit sur lîi liste des militaires qui ont pris part à sa rédaction. Leur nicrite et leur nombre 'donnèùt à notre recueil cet avantage ; que l'ensemble de la rédaction échappe
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Mtarellanen t k l^QSfrkde i ystèmc» et que les inéînei «Ofets, traitéf ptr •destforivains dUlëreiis, y sont coiisidécêi«oii6 leurs différenies faces* Ed envoûtant à.nos<id>OBiiésla table des priof^pouz articles qui ost fMitj daus le SpecMgmr. dépoli dix ans , nous imitons la plupart des journaux périodiques , qui fout ainsi , de temps à autre , la revue de leurs richesses) c'est «n soîn qui bous paraît indispensable dans une publication aussi variée que celle^i y pour iiappeler an leeteur les objets qui ont passé epnfusément sons ses yeux, «t pour les groupait dans Tordre qui lei» convient , àe manière ^ faeiliter ses reohershtS «t lui donner les moyens d'en tirer quelque fruit.
Malheureusement y on est loin en France d'attacher aux études militaires toute l'importance qu'elles réclament : la guerre, diuoo^ ne peut s'apprendre que par la guerre, et on sq peissuade souvei^t qu'il n'y a rkn à fair« ayant ni après; oui, sans doute, l'étude -et la science ne peuvent tenir lieu de génie; mais, à capacité et va<« leur ^ales, ce sont elles qui donnent la supériorité.
Quand la campagne s^ouvre , il n'est plus temps d'écrire l'histoire ni de méditer sur l'organisation des armées; saelmns donc profiter ûe nos loisirs; ils peuvent n'être pas de longue durée : qui oserait assurer que le calme dont nous jouissons ne sera pas le précurseur ides plus violentes tempêtes?
Imitons nos voisins qui proûtfini des loisirs de la paix pour perfectionner les théories de l'art militaire; suivons pas à pas les découyertes et les progrès qui se font dans les arts dont l'applicatioii est usuelle ou possible à la guerre, afin qu'en cas de collision nous en-> «riens dans le champ des combats avec tous les avantages que la perfection de ses él^nens oonsûtntifs moraux et matériels garantit à ^oute armée, indépendamment de l'enthousiasme et du patriotisme. Défîons-nous de-ces raisonneurs confians et dangereux, qui vont répétant sans cesse qu'il est sqper^u de prendre des précautions, parce que, en cas d'attaque, la aation se lèverait tout entière pour écriaser les agresseurs.
Pour utiliser l'énergie.^t' le dévsoàment des citoyens et ne pas les exposer à des revers qui répandent partout Ia consternation et le découragement, ayons un bon système miliiaîre, cad nous leré^* pétons, à la guerrocon*^ pas tant une multitude ;de bras vigoa^, Teux que la discipline et de bons cadres qui assurent la victoire. Tainement, quelques antagonistes des armées permanentes cî-«
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tent la rëvolakion de juillet pour exalter aux dépens de nos soldats la paissance des citoyens armés : la latte était-elle égale dans les glorieuses journées? et les soldats, citoyens eux-mêmes, n*étaîent-ils pas paralysés et comme battus d'avance par l'effet de l'impopularité de la cause qu'ils défendaient.
Qu'où se souvienne plutôt des événemens de la Belgique et des malheurs de la Pologne. C'est parce qu'ils n'ayaient que des citoyens armés et peu de soldats que les Belges n'ont pu résister un instant à leurs ennemis; ce n'est qu'à l'aide de son armée, que la Pologne a pu balancer quelque temps la victoire.
A l'avenir, comme par le passé , le Spectateur accueillera tous les articles qui renfermeront des vues rabonnables et utiles, exempts de personnalités, et qui n'excéderont pas les bornes d'une sage critique. Nous faisons un nouvel appel à tous les officiers de l'armée et nous comptons sur leur utile coopération.
Le Spectateur continuera d'être étranger à la politique, mais sans s'interdire l'examen, sous le rapport de l'art, des projets et des actes de l'administration. Nos divers articles sur les questions militaires les plus importantes sont une preuve de l'impartialité et de l'indépear dance de ce Recueil.
Depuis la chute du Bulletin universel des sciences , le Spectateur présente régulièrement, dans chaque numéro, non-seulement l'an- Aonce raisonnée de tons les ouvrages militaires de quelque importance qui paraissent en France, mais encore l'analyse des ouvrages et des journaux militaires étrangers les plus estimés, tels que V United serçice Journal naval and militaiy Magazine de la Grande-Bretagne, le Zeitschrfft Autrichien , le Zeitschrifi Prussien, la MiUtair-IÂtteratur^ Zeitung, de Berlin, et VAllgemeine-mîUtair^Zeitung^ de Darmstadt. Nos lecteurs n'auront pas manqué de reconnaître , à la rédaction de cette Revue , la plume du critique quelquefois sévère, mab toujours impartial, auquel le Bulletin des sciences a dû ses succès pendant plusieurs années.
Afin de rendre cette partie de notre recueil de plus en plus complète et intéressante, nous comptons sur Tempressement des auteuro français et étrangers à nous transmettre leurs ouvrages; ils peuvent être assurés qu'il en sera rendu compte immédiatement dans le Sjpectateur.
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