‹ Relation de l'expedition de Chine en 1860Chapitre 10 sur 30 · CAVALERIE · texte numérisé non relu

CAVALERIE

(li)ii]iiiaiiilaiil : (ioloiii'l l'atlli'. Ihisaiit Iniirlidiis de l)i iyadici'.

/ 9 escadrons de dragons.

Troupes • l*robyn"s horse (cavalerie sikh irrégnlièrc).

( l'^Tncs liorsc (cavalerie sikh irréguiière).

La cavalerie irre'gnlière représentait environ 8oo chevaux. Une batterie d'artillerie était attachée à cette brigade.

Le corps expéditionnaire disposait, en outre, d'une batterie de siège, et était suivi de tout le personnel nécessaire aux divers services auxiliaires.

Le brigadier général ("a"ofton était chef général de larlillerie.

En dehors de ces troupes, qui devaient prendre effectivement part à la campagne, le commandant en chef laissait dans les diverses stations :

' 1 lialaillon de (h''|iôl. couiposé dune ciiKinanlaiiic

\ Monp-konii . . . . ■ . , .

" 1 d iionimes de ( liaciui des liuil régimenls anglais

' des deux divisions A.

A (:aMl(

\ h'S '■'}' el .")'■ régiments indiens I. / le S-' régiment \.

•?.')o hommes étaient restés à Chusan.

A Shang-haï, outre le contingent d'infanterie de marine destiné à assurer la défense de la ville, devaient aiii\er [)lus

- ()9 — lard le réjjimoiil Ijudiaiiah (I) et le i i' régirnoiil Punjaiil) (I). primiliveineiit relcim à Singapour.

Le jjeiKM'al iMoiilauban, comme il a été dit plus liaiil. i^lait ■r<iie-i..u. arrivé à Tclie-lon , le (i juillet. H y IrouNa h' cam[) élahli dans les meilleures eouditioiis de sécurité et de salul)ril(''. La pres- (piilc ' au nord de la pi'ovince de (Ihang-toung forme une pointe élroite, qui s'étend pis([u';i la petite ville de Yen-laï. Le pays est extrémeuH-nt l'crlile ; nuiis Ton n'y trouve plus, comme dans le sud, ces vastes rizières dont les émanations sont si lunestes au\ Européens. Les constructions s'y distinguent égaliMiient par leur solidité: elles sont presque toutes élevées en pierre, tandis que, dans le reste de la Chine, la plupart des maisons sont bâties en boue. La po[»ulalion s'v montra très paciri([U('. et [)araissait complètement étrangère à la guerre, qui, d ailleurs, dans le Céleste Em[)ire est facilement localisée, sans [)réoccupcr les parties du territoire qu'elle n'atteint pas directement.

Le géuéralJamin. pour se consacrer tout entier aux soins de oiu.Miisatioi.

(les

l'installation , avaitremislecominandemementdestroupesau gé- sfni.,s. néral CoUineau, et s'était activement occupé de l'organisation des si'rvices, qui fonctionnaient avec régularité. Le génie et 1 artillerie préparaient leurs moyens d'action; et l'administration, mettant à profit les ressources considérables de la localité, ménageait les approvisionnements embarqués sur les bâtiments.

Les troupes et le matériel avaient été mis à terre, et les dis- nisimsition-. positions d un rembarquement étaient réglées de manière a i,.

-Il 1 1 '*• 1 1 f i" ivinb.Mqui-mcnl

grouper, autant (jue possible, sur les l)atiments, les tractions ,i,., Monpos (|ni devaient faire corps dans lexpédition du Peï-ho, avec les approvisionnements de toute nature qui leur étaient affectés.

' Voir |)ianelio I\ .

Les troupes vivaient dans la meilleure intelligence avec les liaLilants , qui tiraient un grand bénéfice de leur séjour. La ville de Yen-taï servait d'intermédiaire entre le camp et les autres villes du (îliang-toung; et toutes les productions, légumes, viandes, maïs, fourrages verts pour les chevaux, arrivaient de tous côtés. On put même se procurer une trentaine de niapnifiques mulets dans le pays.

L'abondance était telle, que, suivant l'expression du général Monlauban, elle dépassait le vœu de Henri IV, les hommes ayant la poule au pot tous les jours. Sous cette influence, aussi bien que sous celle de la température, la proportion des malades était descendue à moins de i j)Our loo de l'efTectif.

Le commandant en chef s'occupa à Tche-fou de l'oi-ganisation définitive de l'artillerie. Les chevaux du Japon, entiers et d'un caractère très irritable, n'avaient jamais été employés au trait; en moins de quinze jours, ils furent suffisamment dressés pour se prêter au service qu'on attendait d'eux. Une visite que le général sir Hope Grant fit au chef de l'armée française fournit roccasion de les faire manœuvrer dans une revue, où l'ensemble et la régularité de leurs mouvements rassurèrent complètement sur les conséquences de l'emploi de ces animaux dans la campagne qui allait s'ouvrir.

Toutes les voitures avaient été embarquées démontées; il fallut les mettre sur roues et réparer les parties qui avaient soufTert des embarquements, des débarquements et des influences climatériques pendant la traversée. On garnit les cofTres et on les chargea de manière à emporter 3oo obus par bouche à feu, sur l'approvisionnement général de 600.

Ce travail exigea un grand mouvement de poudres, et, à de'faut de bâtiments disponibles sur la plage, on éleva à la hâte des hangars, pour recevoir les ateliers qui se livraient à ces manipulations.

On acheva la construction de quatre-vingts mètres courants d'un pont Birago modifié, qui avait été commencé à Shaujjhaï. Enfin soixante bâts furent confectionnés sui- nu modèle du pays, pour remplacer ceux qui avaient été détruits dans l'incendie de la linnc—dcs—Chppers.

L'intention du général Montauban était toujours de débarquer dans le sud du Pei-ho, tandis que les Anglais opéreraient leur descente sur les côtes au nord du Peh-tang-ho; mais désirant avoir un point d(! débarquement plus voisin des forts que celui indiqué antérieurement par l'amiral Protêt, il envoya, d'accord avec l'amiral Charner, une nouvelle reconnaissance sur le littoral du Pe-tche-li. Le capitaine de vaisseau Bourgois, commandant le Dnprrrc, le chef d'état-major Schmitz, ([ui venaient de rejoindre, etle lieutenant-colonel Dupin, furent chargés de celte mission, et s'embarquèrent le 1 1 juillet sur le Saï^o-oii, suivi de l'AlIompralt.

On put juger alors combien, dans ce pays, les changements de saison modifient l'état de consistance du rivage, car les résultats de cette seconde exploration furent en désaccord avec ceux de la première. L'amiral Protêt avait indiqué, en effet, après le passage d'une bande vaseuse dans laquelle l'infanterie n'aurait d'eau que jusqu'à la cheville, 1 existence d'une zone de terrain ferme, praticable à la marche de toutes les armes. Un débarquement sur la rive droite du Peï-ho fut, au contraire, reconnu très difïicile ; les lagunes, les glaises molles étendues

reiuiiiiuL-.»;iiicc

(les l'ùtes

(In Pe-trlie-li

(.1 |Mlllr.|.)

à la surface de ce sol déjà si peu élevé, s'opposaient en ce nioinenl à celle opération.

Il fallait donc faire suliir aux plans provisoirement adoptés une importante modification.

Conseil <iei;uene Lord Elgiu , arrivé depuis quelques jours, et qui était venu à ,,,, j„iiiot.) Iche-iou pour une visite au baron bros, on écrivit au gênerai Crant et à Tamiral Hope ; et, le i 9 juillet, une réunion des deux chefs anglais, des deux ambassadeurs et de l'amiral Charner eut lieu chez le général Montauban pour arrêter définitivement le plan d'attaque.

Dans cette séance, où régna l'accord le plus parfait, il fut convenu que les deux armées alliées se réuniraient, le 28 juillet, à un excellent mouillage à l'entrée de la rive gauche du Pehtang-ho ;(jue, le 29, on ferait reconnaître les obstacles pouvant exister dans la rivière, et qu'on déterminerait ensuite les moyens de débarquement et d'agression. Embiiqueinoiii Lgs (lemiers préparatifs furent alors poussés avec la plus grande activité dans le camp français. D'a[)rès les dispositions prises par les chefs d'état-major de l'armée et de la marine, l'embarquement du matériel de ladministralion, de l'artillerie et du génie s'opéra du 20 au 2 1 juillet; celui de tous les chevaux et mulets, du 22 au 28 ; enfin celui de tout le personnel, du

2'i au 2 5.

Pour qu'on fût prêt à cette époque, les plus grands eff^orts avaient dû être employés par tous les chefs de service. En particulier, le colonel de Bentzman, admirablement secondé parles officiers sous ses ordres, avait obtenu des résultats inespérés.

L'expédition fut répartie sur les navires de l'escadre ainsi que lindiquent les tableaux suivants:

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Géii, Collineau

et lieux iiidrs lie Ciiiini.

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lo-j de iiijrie.

OI-KICIERS

<ii|><^i"ieiirv.

l'iiuninnier en chef.

i(i-) de li(;iip

hiliiriterîe de niaritie.

Escorte de ;;i*ndnrni. .

Iltlautei'ie de rimrioe.

Infanterie de marine.

1 1 aunidnier

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