‹ Relation de l'expedition de Chine en 1860Chapitre 14 sur 30 · EN FRANCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE

Infanterie l'i

Aitillerie 15

(W-nk 9

Totaux '.18

' Par suilo de riirgjiiiisalioii j;'.'ii('i';ili' ilc Tai-liilei'ie, arrpl<'e par dérrot du ao f.'vrier 18O0, les eliangenients suivants eurent lieu dans les denouiinalinus de l'arlillei'ie du corps ex])ediliouuaire :

La 7° batterie du 8° (batterie de 13) deviul 9° batterie du 1 V ;

La 10° ballerie du 7'' (ballerie de la) devint 9' ba((ene du 16°:

La 1" batterie du 9' (ballerie de '1) deviul lo'" ballerie du ih';

La 3° batterie du 10° (batterie-de 4) devint 10° batlerie du i6'':

La 1 1° compagnie du 6° (poulouniers ) devint 1 a" compagnie du luême rc'giiueiil :

l'A la V l)atlerie du 1 a' (luséens) devinl 9' batterie du nii-nie corps.

iMiuiunicni Le commaiulant eu chef laissait à Tolie-l'ou , pour la garde des

hiissni Telle 1.1». établissements de ladministralion, arîo hommes dintantene

sous le commandement d'un chef de bataillon; de son côté, le

vice-amiral Gharner laissait dans la rade le Dupprn', vaisseau

hôpital, et rAïuhoinafjuc.

Ces forces étaient suffisantes jjourla mission ({uelles avaient à rem])lir, en raison de l'humeur paisible des habitants; et d'ailleurs il était important de diminuer lo moins possible un elfeclif déjà réduit par roccu|)ation de Shang-haiet de Chusan. Détaciiemtni Le corps expéditionnaire anglais devait d'abord laisser à Taiaisséii lien-houan 2.000 hommes, suivant le principe de l'égalisation des forces alliées; mais, à la suite d'une explication entre lord Elgin et le baron Gros, il fut décidé qu'il n'y resterait qu'un vaisseau hôpitaL un détachement de 900 à 3oo hommes, et des fonctionnaires du commissariat chargés de l'achat des subsistances.

Tn-lien-hou;iii.

CHAPITIIE ni.

Sir Hope Grant avani procédé au remltarquemenl de ses Dépun troupes en même tem[)S que le général Montauban en faisait expéditionuaiie. autant pour les troupes Irançaises, les deux iiottes quittèrent, le 96 juillet, leurs mouillages respectifs, faisant voile vers le golfe du Pe-tche-li. Elles y entrèrent dans la soirée du 97.

Le 28, elles jetèrent l'ancre presque simultanément, clia- Mouiiiane

<le Slia-Uii-tiiii.

ciine à un |»oint déterminé d'avance, au sud-ouest de lile de Sha-lui-tien et à douze milles environ de la passe du Pehtang-ho.

Enfin les deux armées se trouvaient réunies côte à côte; bientôt elles allaient aborder cette terre ennemie sur laquelle elles venaient, par leurs efforts combinés, imposer à un gouvernement perfide la réparation d'une injure commune. Si loin de la patrie, le caractère inconnu de l'expédition exerçait sur les esprits une influence mystérieuse, à laquelle le spectacle grandiose de la mer mêlait un sentiment de force et de confiance. Plus de •:?oo bâtiments de guerre et de transport, rellétant

leurs feux sur les eaux pendaul la nuit, |)résenlaienl ras|)ect d'une grande ville arrête'e au milieu des flots. Hecoiinaissaïue Les cauounières anglaises ne devant rallier que le 2 9 au soir, Pch-tanB-ho. OU |>r()llta de ce moment d'attente [)our faire explorer la rivière de Peh-tang-ho. Une reconnaissance, composée d'un officier supe'rieur de la marine, du lieutenant-colonel Dupin et d'un autre officier d'état-major, après avoir traversé la passe, qui n'a que dix pieds de profondeur à marée haute, et n'est ainsi praticable, même au moment le plus favorable, que pour les bâtiments à faible tirant d'eau, remonta la rivière jusqu'à la hauteur de trois milles sans rencontrer autre chose que des pêcheries. Les officiers se décidèrent alors à débarquer sur la rive droite, dont le terrain présentait d'abord à peu près les mêmes difficultés que celui de la plage au sud du Peï-ho. Choix du point Après un parcours d'environ deux cents mètres sur un soi de

de

déi..iiqueineni. glalse inoiulé, ils se trouvèrent sur une croûte vaseuse, assez résistante pour qu'un homme pût, à marée basse, y marcher sans enfoncer au-dessus de la cheville, et qui se prolongeait pendant trois cents mètres jusqu à la terre ferme,

A défaut d'endroit plus favorable, ce lieu fut choisi pour le ])oint de débarquement.

On avait ainsi renoncé définitivement à forcer la rivière du Peï-ho et à attaquer directement les ouvrages qui en protègent l'entrée. Sans doute, avec les ressources considérables que possédait la marine des alliés, une semblable entreprise aurait offert des chances de succès; mais les barrages accumulés derrière la passe, l'armement formidable des forts, le nombre et la qualité des défenseurs tartares, menaçaient de faire acheter le résultat au prix d'énormes sacrifices, et les commandants

en chef tenaieni, tout en poursuivant le but, à se monlior avares du sanjj des soldais.

Le 3o au matin, les deux, flottes so rapprochèrent du l'elitang-ho et vinrent mouiller à huit milles de son embouchure. Les mesures furent prises pour mettre les troupes à terre le lendemain ; le mauvais état de la mer fit seul différer Topération.

Le i'^' août, à la pointe du jour, un peu plus de deux mille hommes, pris dans les deux brigades de l'armée française et destinés à former le premier corps de débarquement, descendirent dans des chaloupes, des jonques et des canots remorqués par des bâtiments à vapeur ayant un tirant d'eau de moins de neuf pieds.

Les deux tableaux qui suivent présentent l'organisation de ce premier corps, suivant les moyens dont pouvait disposer la marine.

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