‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 115 sur 360 · Sic, pour · texte numérisé non relu

Sic, pour

en alliances et en nombre de vassaux, surtout depuis qu'elle devint héritière par mariage de la maison de Laval, elle jouit aussi des prérogatives du premier rang entre les ducs et pairs de France, et ce qui parut dans la dernière promotion des chevaliers de l'Ordre, où le duc de la TrémoïUe, quoiqu'il n'eût pas encore accompli l'âge requis par les statuts de l'Ordre, y marchoit le premier après les princes de la maison de Lorraine et avant les autres ducs et pairs. La fille aînée de cette maison a aussi le privilège du tabouret, et ainsi d'être assise au cercle devant le Roi et la Reine : ce qui ne s'accorde d'ailleurs qu'aux filles des princes étrangers ou reconnus pour princes. Au reste, le duc de [la] Trémoille susdit est plus avantagé du côté de la taille que des agréments du visage, et brille plus par son adresse dans les exercices du corps, comme de course à cheval, à la danse et pareils, que du côté de l'esprit. Après tout, c'est un seigneur doux et honnête.

Le duc DE Beauvillier, fils du duc de Saint-Aignan, en avoit aussi la charge en survivance du père, mort en 1 686 Ml l'exerce seul à présent, et à quoi Sa Majesté y a joint, comme il a été déjà remarqué, la charge de chef du Conseil royal des finances, et nouvellement celle de gouverneur du duc de Bourgogne. J'ai déjà touché les motifs qui y ont donné lieu et qui sont pris de son caractère d'homme dévot et régulier, comme d'ailleurs de son mariage avec une des filles de feu M. Colbert^.

Le duc d'Aumont, qui a été ci-devant capitaine

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