‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 124 sur 360 · Donna, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Donna, dans le manuscrit

contre l'attente de toute la cour et la leur propre, ont [eu] ^ le malheur de n'avoir point de part à la grande et dernière promotion qui se fit des chevaliers de l'Ordre à la fin de l'année 1 688 ; il n'y eut, entre ces quatre charges susdites, que le maître de la garderobe, le marquis de la Salle*, qui fut plus heureux et honoré de l'Ordre.

DE quelques autres SEIGNEURS ORDINAIREMENT EN COUR.

Il y a d'ailleurs quelques autres seigneurs et officiers de la couronne qui, sans être attachés à la cour par leurs charges et emplois particuliers, ne laissent pas d'y être assez assidus, tels que : le duc de Gramont, d'ailleurs d'un génie peu éclairé et sombre, d'une manière de vivre réservée et bien éloignée de celle du feu maréchal-duc son père ; le duc de Villeroy, d'un air et d'un génie plus ouvert, plus engageant, et qui a tous les dehors d'un courtisan agréable -, le maréchal d'Humières, quand il n'est pas à la tête d'une armée ou dans son gouvernement de la Flandre conquise ; et le maréchal d'Estrées , qui a joint à beaucoup de valeur et à son expérience dans la marine beaucoup d'acquit et de connoissance^ du côté de l'esprit.

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