Foules, au pluriel
2. Le copiste avait écrit : à même; Spanheim a corrigé à en en et ajouté temps en interligne.
3. Le manuscrit porte il au singulier et présentent au pluriel.
ce qui a rebuté souvent des ambassadeurs des têtes couronnées, et qui s'en sont plaints, suivant des exemples que j'en ai vus; mais ce qui, après tout, n'a point été changé ni remédié, sur ce qu'on prétend sans doute que les ministres publics n'y sont point appelés, et ^ n'y ont aucune fonction à faire, et ne s'y présentent d'eux-mêmes que pour faire leur cour, et ainsi n'y sont considérés que comme des courtisans. On ne laisse pas d'entrer assez à temps pour trouver, autant qu'il y a lieu d'approcher, que le Roi s'habille de pied en cap, comme on dit, en présence des assistants ; que la chemise lui est donnée par un prince du sang, s'il y en a, ou par le grand chambellan, s'il est présent, ou, à son défaut, par le premier gentilhomme de la chambre qui est en service; ensuite de quoi, et que le Roi est presque habillé, on lui fait le poil devant les assistants, aux jours qui y sont destinés ; il déjeune, et après quoi il va dans la chambre voisine, à son prié-dieu^, qui est à côté de son lit, et y fait ses prières à genoux, à la vue des courtisans et accompagné des évêques ou chapelains présents, qui sont aussi à genoux derrière lui et sur la même estrade. Ce qui étant fait, le Roi se retire dans la chambre où il a coutume de tenir Conseil, à moins qu'il n'y ait quelque audience publique à donner à des ministres étrangers ou à des députés du clergé et des provinces, qui sont chargés de l'haranguer dans les rencontres.
Il y a aussi le petit coucher du Roi, qu'on appelle, mais qui est moins fréquenté que son lever.