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I52î RELATION DE LA COUR DE FRANCE
dite régulière et diverse des voitures pour les allants et venants en cour, et autres effets qu'on ressent du bon ordre susdit : ce qui ne se trouvoit pas non plus sous les autres règnes. Mais ce qui ne paroîtra pas moins louable, et que j'ai eu déjà lieu de toucher cidessus en parlant du Roi\ c'est que les débauches, dissolutions, les blasphèmes ou autres vices scandaleux, et ci-devant assez ordinaires dans la cour, n'y sont plus tolérés, ni impunis, et au moins font un obstacle invincible à la fortune de ceux qui en sont atteints. Il n'y a pas même jusques à la galanterie pour les dames, ou à celle des dames mêmes, qui n'y est plus en vogue et en crédit comme elle l'a été de tout temps en la cour de France, et laquelle en servoit même comme de modèle et d'instruction au reste du royaume et aux cours étrangères : ce qu'on peut attribuer à la dévotion où le Roi s'est jeté depuis quelque temps, au choix qu'il a fait d'une confidente, ou d'une femme, de l'âge et du caractère dont il a été parlé ci-dessus^, d'ailleurs à la piété de la feue Reine, à la vertu et à la sagesse de Madame la Dauphine, à l'indifférence de Madame, à la bonne conduite de la belle princesse de Conti, et aux choix des dames régulières, qui y sont considérées, qui occupent aujourd'hui les premiers postes à la cour, ou qui la fréquentent le plus. On peut même juger de ce que dessus par la résolution avec laquelle on a congédié les filles d'honneur de Madame la Dauphine^, et pour n'en plus avoir en leur place, le tout au sujet du pen-