‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 142 sur 360 · Il eût sans doute fallu : aurait · texte numérisé non relu

Il eût sans doute fallu : aurait

refus honnête que le Roi fit au marquis de Seignelay, son fils, de succéder au père dans la charge de ministre d'État et dans ^ celle de surintendant des bâtiments, qu'il ôta au second fils de feu M. Golbert, qui l'avoit exercée en survivance, pour la donner à M. de Louvois, et enfin du choix de M. [le] Peletier, parent et créature intime du chancelier [le] Tellier, pour remplir le grand emploi de la direction des finances : ce qui tout ensemble fit croire assez généralement que tout le crédit de la famille de Golbert étoit mort avec celui qui l'avoit établi; ce qui néanmoins n'arriva pas comme on le croyoit, et dont il y aura lieu de parler encore dans la suite ^.

Ce que je dois ajouter ici sur le sujet de M. Golbert, c'est que, par tout ce que j'en ai remarqué ci-dessus, on ne peut qu'en prendre l'idée d'un grand et habile ministre, comme il l'étoit en effet, et à qui le Roi est uniquement redevable du rétablissement de ses finances, de l'abolition des désordres qui avoient eu cours avant lui, de l'usage et des divers expédients pratiqués pour les augmenter, et en conséquence du succès de toutes les grandes choses qui, à la faveur du bon état des mêmes finances, ont été entreprises et exécutées pour l'avantage de la France, pour la gloire du Roi , l'entretien de ses armées ou de ses places , l'embellissement des maisons royales, la restitution^ dans ses domaines, et enfin pour les besfux, divers et utiles établissements dont il a été parlé.

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