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en survivance la charge de secrétaire d'État, et qu'il* avoit pour son département la maison du roi, Paris et l'Ile-de-France, les pays d'Orléans et de Blois^, et d'ailleurs les affaires de la marine et du commerce. Et comme il y avoit été dressé de bonne heure par un si bon maître, et qui n'épargnoit ni soin, ni rigueur au besoin, pour lui donner lieu de s'en instruire et de s'y appliquer, aussi faisoit-il presque toute la fonction des charges susdites dans les dernières années de la vie du père et à sa mort : ce qui lui donna Heu aussi de prétendre, malgré son âge encore peu avancé, de succéder à sondit père dans la charge de ministre d'État et d'en faire la demande au Roi dans la première audience qu'il en eut après le décès de M. Golbert ; mais sur quoi Sa Majesté se contenta de lui en donner des espérances pour l'avenir, et du reste en lui laissant l'exercice des emplois et fonctions susmentionnées attachées à celles du secrétariat d'État qu'il avoit, et entr' autres celles de la direction du commerce et de la marine : ce qui, à l'égard de ces deux derniers postes, arriva contre l'opinion de la plupart du monde, qui ne le jugeoit pas capable de remplir seul un si important emploi, ou qui sepersuadoient^ que M. de Louvois, qui sembloit alors tirer toute la faveur, partagée jusque-là entre la famille [le] Tellier et la famille Golbert, ne manqueroit pas d'en être revêtu. Les amis et créatures de la famille Golbert, ou d'ailleurs ceux qui étoient jaloux du trop de pouvoir de la famille [le] Tellier et en craignoient les suites, comme encore un reste de considération de