‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 177 sur 360 · Même observation · texte numérisé non relu

Même observation

3. Ce mot doit avoir été mal lu, ou transcrit avec distraction par le copiste ; mais Spanheim ne l'a pas corrigé.

entendre de savoir de bon lieu qu'il y avoit un grand nombre de gens de la Religion qui étoient réfugiés en cachette dans ma maison de Paris, et que la marquise de Villarnou, femme du frère aîné de M. d'Aussonne, y étoit morte peu de jours auparavant, et enterrée dans un tel endroit, et à une telle heure, qu'il nomma. Il tira même là-dessus de sa poche l'avis de tout cela qui lui étoit mandé de Paris, et où en effet on nommoit diverses personnes qui étoient encore actuellement chez moi, comme, entre autres, le père et la mère de M. Falaiseau, envoyé en Suède, et plusieurs autres. A quoi il ajouta, comme si on [en] étoit aussi informé, que ma maison étoit toute pleine de bardes de réfugiés, et que je pouvois bien croire que le Roi ne l'approuveroit pas quand il le sauroit. Je lui dis là-dessus ce que je devois et en coupant court, puisque, comme il n'étoit point alors ministre d'État, et moins des affaires étrangères, je n'étois nullement obligé de lui rendre compte de mes actions, ni lui en droit de m'en demander raison. Aussi en demeurai-je là que ces prétendus avis étoient bien outrés et exagérés en toutes manières ; que je ne disconvenois pas, et qu'aucun chrétien n'auroit refusé de donner retraite à une personne mourante, d'un nom et qualité connus^ comme la marquise de Villarnou, pour lui donner lieu de mourir en repos, moins de lui refuser les devoirs de l'enterrement; qu'il y avoit véritablement quelque peu de hardes chez moi depuis assez longtemps, qui appartenoient à des François passés au service de Son Altesse Électorale il y avoit déjà quelques années, et avec permission et

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