‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 199 sur 360 · Voyez ci-après, p · texte numérisé non relu

Voyez ci-après, p

Sa Majesté, et ainsi pour s'en attirer tout le gré ; d'ailleurs, pour en signaler son zèle pour la religion catholique, à mesure ^ qu'il étoit à la tète du parti contre l'autorité du pape et contre les droits prétendus par la cour de Rome. C'est avec ce même esprit et ces vues, qui procédoient plus de son attachement à la cour et à la faveur, et ainsi de sa complaisance et son intérêt, que d'un emportement de zèle (ce qui n'est pas de son caractère) ou d'une forte prévention contre la même religion réformée, qu'il embrassa toutes les voies, ou qu'il s'y accommoda, qui pouvoient contribuer au but susdit de Sa Majesté. Aussi ne s'y mit-il guère en peine de justifier les voies ou les moyens qu'on y employoit, ou de se mettre lui-même à couvert du reproche de mauvaise foi qu'il y a fait paroître en plusieurs rencontres. Ce ne fut même que pour lui ôter tout l'honneur des prétendues conversions et du succès de cette grande affaire que M. de Louvois, avec lequel cet archevêque, plus attaché à la famille Golbert, avoit peu de liaison, fut l'auteur du conseil d'y employer la voie des dragons et du logement des gens de guerre, et ainsi pour s'en attirer tout le mérite, et en diminuer celui de ce prélat, qui d'ailleurs étoit regardé avec jalousie par l'archevêque de Reims , frère de ce ministre.

DU MAINTIEN DE l'ARCHEVÊQUE DANS LES BONNES GRACES DU ROI.

Cependant l'archevêque de Paris n'en conserva pas

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