‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 208 sur 360 · Page · texte numérisé non relu

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et fort civil en mon endroit, et dans ces mêmes assemblées ou quand je le trouvois par hasard à Versailles dans les appartements du Roi, et même dans une ou deux rencontres où j'eus besoin de son crédit et que je fus sollicité de l'employer. L'une fut en faveur d'un abbé catholique -romain de mes anciens amis, que j'avois connu autrefois dans le service palatin, où il étoit employé, quoique catholique, pour les dépêches françoises, et d'ailleurs avec la qualité de gentilhomme de la cour, et dont je fus requis de parler au Père la Chaise, dont il savoit que j'étois connu par les endroits susdits, pour lui procurer un meilleur bénéfice qu'il n'avoit. Sur quoi je dirai, en passant, que, ce même abbé le remerciant de l'octroi du bénéfice que j'avois demandé pour lui, le Père lui dit qu'il lui feroit avoir un évêché s'il pouvoit me faire catholique. L'autre rencontre fut, et ce qui réussit peu de temps après , pour tirer des cachots par son crédit un gentilhomme françois de la Religion, de mes parents du côté maternel, et qui n'y étoit mis que sur le soupçon d'avoir voulu sortir du royaume après avoir été contraint de signer, et [qui continuoitj à tenir ferme dans le cachot à ne vouloir faire aucun acte de catholique-romain. En sorte que ce que j'ai touché ci-dessus du Père la Chaise trouvera d'autant plus de créance, qu'en mon particulier j'ai eu sujet de me louer de ses manières et de ses honnêtetés dans les occasions qui s'en sont présentées.

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