‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 210 sur 360 · DU GRAND AUMÔNIER DE FRANCE · texte numérisé non relu

DU GRAND AUMÔNIER DE FRANCE

Sur quoi je dirai que, [parmi] les ecclésiastiques qui, par leur charge, approchent le plus de la personne du Roi, on doit mettre en premier lieu le grand aumônier, qui fait les cérémonies et les fonctions les plus éclatantes, comme de marcher au côté du Roi aux processions et lui donner la communion, d'assister aux festins royaux, de baptiser le Dauphin ou les enfants de France, d'avoir l'intendance sur la maison, les officiers ecclésiastiques et la chapelle du Roi, sur les hôpitaux, sur l'Université de Paris, les collèges et autres, et enfin de donner le certificat du serment de fidélité que les archevêques ont coutume de prêter au Roi. Il est d'ailleurs, en vertu de sa charge, commandeur-né des ordres du Roi et reçoit les informations qu'on fait de la vie et des mœurs des chevaliers de l'Ordre. Comme le cardinal de Bouillon est revêtu de cette importante charge et est présentement à Rome,

je n'ai rien ici à ajouter à ce que j'en ai déjà dit ci-dessus* en parlant de la maison de Bouillon.

Le premier aumônier supplée presqu'à toutes les fonctions du grand aumônier. C'est l'évêque d'Orléans*, petit-fils du feu chancelier Séguier, qui est un prélat doux, honnête, civil, modéré, fort bien en cour et auprès du Roi par ces mêmes endroits, d'ailleurs sans être autant distingué par le savoir ou par des qualités éclatantes du côté de l'esprit.

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