‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 262 sur 360 · Et qui, dans le manuscrit · texte numérisé non relu

Et qui, dans le manuscrit

PAR ÉZÉGHIEL SPANHEIM. 319

Il y a outre cela une compagnie de grenadiers à cheval qu'on a jointe aux troupes de la maison.

II. Dans la gendarmerie, qu'on appelle, composée : 1 . De la compagnie des gens d'armes écossois, commandée ci-devant en France par le duc de Yorck, à présent roi Jacques, mais cette compagnie n'est plus sur pied ;

%. Des compagnies des gens d'armes anglois, bourguignons, flamands, gens d'armes de la Reine, du Dauphin, d'Anjou, d'Orléans ;

3. Des chevau-légers de la Reine, du Dauphin, d'Orléans, de Bourgogne, de Flandre.

III. Dans les régiments de la cavalerie légère, qu'on appelle, dont il y avoit quarante régiments en France avant la guerre présente, les uns au nombre de douze et chacun de douze compagnies, et les autres chacun à neuf compagnies. On faisoit alors le compte que toute cette cavalerie légère ne montoit guère plus qu'à quinze mille chevaux, c'est-à-dire sans les troupes susdites de la maison du Roi, la gendarmerie et les dragons. Peu avant le dernier siège de Philipsbourg, on donna des patentes pour la levée de divers régiments nouveaux de cavalerie : ce qu'on redoubla encore bientôt après, et qu'on aura continué depuis. Aussi faisoit-on état, à mon départ de France, d'avoir cinquante mille à soixante mille chevaux, y compris la maison du Roi et les dragons. Il est difficile de savoir à présent s'il y en a autant sur pied. On aura eu au moins plus de peine à trouver les chevaux que les hommes depuis que la France n'en peut plus tirer de l'Empire ou d'autres pays voisins, hors peut-être de la Suisse.

D'ailleurs il est constant que la cavalerie Françoise susdite qui étoit déjà sur pied avant la guerre présente n'étoit pas en réputation, hors quelques régiments et les troupes de la maison du Roi, d'être à beaucoup près si bonne que l'infanterie françoise, à cause des vieux corps qu'il y a.

Au reste, le colonel général de la cavalerie, savoir : hors les troupes de la maison du Roi , est le comte d'Auvergne, frère du duc de Bouillon, et dont il a été parlé ci-dessus ^ Le mestre de camp général étoit le baron de Montclar, qui commandoit en Alsace, et qui vient d'y mourir à ce qu'on apprend par les avis de France 2. Le commissaire général, le marquis de Villars fils, qui a fait les campagnes passées en Hongrie à la suite de l'électeur de Bavière, et à qui le comte de MontreveP résigna la charge susdite pour la somme de 1 50,000 livres, sur la fin de l'année 1 688^

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