‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 348 sur 360 · Toutes · texte numérisé non relu

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qu'il prenoit ses repas * ; et, comme il parut soulagé au bout de quelques semaines, il commença peu à peu à reprendre ses fonctions ordinaires, ainsi que de se lever et de manger en public, d'assister à la chapelle du château, et de se promener en carrosse ou en calèche. Enfin, dans la suite, on le tint entièrement guéri de ce fâcheux mal, contre Topinion de bien des gens, surtout dès^ lors qu'on le vit monter à cheval. Il ne laissa pas de sentir des commencements de goutte, qui l'obligèrent à garder la chambre de fois à autre, et ensuite d'avoir, de diverses reprises, des accès de fièvre intermittente^, dont il ne s'est guéri que par l'usage redoublé, et qui avoit pris grand cours à Paris depuis quelques années, et qu'on appeloit le remède du médecin anglais, qui l'avoit introduit, à savoir : du quinquina. Tout cela cependant, joint à la nature du mal dont le Roi avoit été atteint, fit douter de fois à autre qu'il en fût entièrement guéri comme on vouloit qu'on crût, ou au moins il ne fût sujet à des rechutes.

« Quoi qu'il en soit, on ne peut nier que, soit l'âge, ou les affaires, ou quelque suite même ou reste de Pincommodité sur-dite, qu'il ne paroisse de fois à autre quelque abattement dans son air et dans son visage, et qu'il pe l'eut nommé"* depuis quelque temps, et à mon départ de Paris, plus concentré et plus sérieux que ci-devant.

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