‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 63 sur 360 · Si ce n'est ceux qui · texte numérisé non relu

Si ce n'est ceux qui

frères, les feus princes* de Condé et de Gonti, dont le dernier, père de celui d'aujourd'hui et de feu son frère aîné du même nom, mourut dès l'an 1666, et à la princesse de Garignan, veuve du prince Thomas de Savoie et sœur du comte de Soissons mort à la bataille de Sedan, en l'an 1 641 .

Pour le feu prince de Gondé, comme il n'est mort que vers la fin de l'année 1687^, au reste ce grand prince est assez connu par les actions éclatantes de valeur et le gain des batailles qu'il remporta dès sa jeunesse, à la gloire et à l'avantage de la France, ensuite par le sort agité de sa vie, qui l'engagea dans les troubles et les factions de la guerre du royaume , et par le malheur, qui suivit, de sa prison^ avec le prince de Gonti et le duc de Longue ville, frère et beaufrère, et, depuis sa liberté, par la nécessité où il se crut réduit à embrasser le parti opposé à la cour et au ministère, et enfin à se jeter dans celui des ennemis de la France, et dont même il ne se dégagea que par la paix des Pyrénées entre les deux couronnes. Je laisse à part les occasions qu'il eut depuis de signaler de nouveau son zèle et sa valeur pour la gloire et les intérêts de la France, comme à la première prise de la Franche-Gomté, dans les mois de janvier et février 1 668 ; après, dans la première campagne de la guerre contre la Hollande, en 1 672, et au fameux passage du Rhin ; ensuite, dans la bataille de Seneff, en l'an 1 674, et, l'année suivante, à commander

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