LA FLEVR DE THIN
MADRIGAL
PANS beauté, sans grandeur, sans éclat,
et sans grâce , ^le nays par vn arrest de mon jniuste sort
Incapable d'vn bel effort Pour acquérir l'illustre place Où mon ambition m'ose faire aspirer;
Toutesfois , ô belle Iylie , Si de tes doux regards tu daignes m'éclairer, le renaistray par eux de tant d'attraits remplie.
Que i'auray suiet d'espérer De rendre ta goyhonne et ma gloire accomplie.
Sois donc fauorable à mes vœux , Embellis ma leddeur, releue ma bassesse.
Des destins montre-toy maîtresse, Metz-moy , malgré leur haine, en vn état heureux;