L'IMMORTELLE BLANCHE
MADRIGAL
>NNEZ-MOY VOS couleuTS, tuUpes, anémones; ^OEilLets, roses, iasmins, donnez-moy vos odeurs :
Des contraires saisons le froid ni les ardeurs Ne respectent qae les couronnes Que l'on compose de mes fleurs; Ne vous vantez donc point d'estre aymables ni
belles , On ne peut nommer beau ce cpi'efface le temps : Pour couronner les beautez étemelles Et pour rendre leurs yeux coutens, Il ne faut point estre mortelles.
Si vous voulez affranchir du trépas Vos brillans, mais frêles appas, Souffrez que i'eu sois eml>ellie;
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Et si ie leur fais part de mon éternité, le les rendray pareils anx appas de Itue, Et diçnes de parer sa dinine beauté.
De M. CONRART.
-*^^^ LXXXIX îfSlîS*^
LE MELEAGRE.
MADRIGAL
mm
• E vay finir pour Ivlie :
O que mon destin est beau !
I La glorieuse folie !
'Dieux ! le superbe tombeau !
le suis fleur, et fus jadis homme; Mon sort vue autre fois se trouue au même point, Car vn feu secret me consomme , Qui me brusle et ne paroist point.
De M. DE SCUDERT.