‹ Relation des opérations de l'armée aux ordres du prince Joseph Poniatowski pendant la campagne de 1809 en Pologne contre les Autrichiens;Chapitre 13 sur 37 · SERVICE DE SANTÉ · texte numérisé non relu

SERVICE DE SANTÉ

1 Médecin en chef.

1 Chirurgien en chef.

1 Pharmacien en chef.

3 Chirurgiens de 1'* (ïlâsse.

3 Cliâriiri^enflr de 2« classe.

Total "T"

Total de l'armée : ai ,71* ^<»'"»"- 6,035 •=»^"'*^

On voit , par ce taljleau , que différenta corps avaient été détachés à l'étranger. Il ne restait plus, dans le duché , que :

Hommes.

Infanterie H'?^

Cavalerie. . •- 4,o84*

Artillerie. ......-.....}• ^^^

Génie '. \ 1,548

Train • • )

Testai. 17,397

n y avait en outre , dans le duché , un corps aujdhaire saxon fort de : .

infanterie 2,S64 hommes.

Cavalerie 194

Artillerie 389

Total 3,447

Le total des troupe^ alliées était de 20,834 hommes.

Les seules garnisons des places de Thorn, Modlin, Praga, Sierock et Czenstochowa, exigeaient 18^100

hoîDines. On voit donc que le duché av^it à peine le nonibre de troupes nécessaires pour garder ses places de guerre. La garde nationale de yar«)yie ne se montait qu'à 2,000 hommes ; celle des villes de province n'était organisée qu'en partie. Quant au pi^tériel de guerre, il y avait dan^ le duché :

A Varsovie. 39 pièces de canon.

 Pïraga 50

A Sierock. 37

A MoottD. ...««, 37

A Czenstochoiya ... 28

A Thorn $2

Total 243 dont 93 pièces de oampagne.

Cies tTQupes étaient complètement armées ; vfian kiS fusils de l'infanterie étaient de différents calibres , et la plupart en mauvais état. Il se pouvait , à l'arsenal de Yarsovie, 21,000 fusils en réserve. Quant Qux munitions , toutes les pièces étaient approvisionnée à sept cent cinquante coups; il y avait en outre 5,000,000 dç cartouches d'infanterie dans les magasins. Les ouvrages des places de Modlin , de Sierock et de Thorn , n'étaient pas complètement achève. Il manquait 120 bouches à feu pour leur armement. L'armement du fort de Czenstochowa et de la tête de pont de Praga était seul au complet. Les anciens lignes de Varsovie, construits en 1769, lors de la peste qui désola la Pologne , et relevés par Kosciuszko en 1794, n'avaient jamais été que d'un faible profil, et étaient alors entièrement néghgés : plusieurs retranchements

ai CAUPÂCiSE D£ 1809

étaient éboulé» , d'autres complètement effacés.

Tel était l'état incomplet de défense du duché au 1" janvier 1809. Sa principale force consistait datis le patriotisme et le courage de ses habitants.

Cependant les Autridiiens se préparaient à la guerre. Au commencement d'avril, ils réunirent trois armées :

' La première en Allemagne.,- sôus les ordres de l'archiduc Charles, forte dç 185 bataillons et de 164 escadrons, formant ensemble un total de 230,000 hommes. Elle était destinée à .envahir la Bavière.

La deuxième , aux ordres de l'archiduc Jean , était composée de 53 bataillons et de 44 escadrons, ou environ 70,000 hommes. Elle se réunit sur les frontières d'Italie , et devait envahir ce royaume.

La troisième enfin , sous le commandement de Farchiduc Ferdinand , se rassembla aux environs de Krakovie. Elle était forte de 25 bataillons et de 44 escadrons , évalués 33,000 hommes , et était destinée à envahir le duché de Varsovie.

L'archiduc Ferdinand d'Esté était frère de l'impératrice d'Autriche , et avait une grande influence dans le conseil aulique. Son courage personnel était reconnu ; son affabilité , la douceur de son caractère , et la sûreté de ses principes , l'avaient désigné , plus que ses talents militaires*, au choix

* L'archiduc avait sous lui des généraux expérimentés. Soif chef d^état-major, le colonel Bruch, était regardé comme un ofticier d'un rare mérite.

fiN PôlôùSË. Ut

de Fenipereiir d'Autriche pour le commandement important dont il était chargé. Sa mission était autant pohtique que miUtaire. Tout en combattant l'armée polonaise , il devait se concilier Tappui de la nation. Le choix des régiments qui devaient composer son corps d'armée lui fut abandonné. Presque tous ces corps étaient d'ancienne formation, éprouvés dans les combats. Ils étaient en grande partie composés de Hongrois , nation belliqueuse et fidèle à ses dbrapeaux. Le reste des troupes était formé d'Allemands , et de Galiciens ; et ces derniers ne marchaient contre leurs compatriotes que contraints par la force , ce que le gouvernement autrichien semblait ignorer.

Voici la composition exacte du corps d'armée de l'archiduc au moment de l'entrée en campagne.

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