‹ Relation du choléra-morbus épidémique de LondresChapitre 14 sur 16 · PAH M. MOREAU DE JONNÈS · texte numérisé non relu

PAH M. MOREAU DE JONNÈS

EXTRAIT DE DA GAZETTE MEDICALE. DP. PAIUS, REDIGEE l’Ali M. LE DOCTEUR JULES GUERIN.

Lfcs effets du Choiera , dans la vaste et populeuse métropole de

l’Angletei

rre

, calculés chaque semaine séparément,

ont été ain

qu’il suit

Cholériques

lteslésen traitenic

Semaines.

Dates des Périodes.

de

Décès. Guérisons.

ù la lin de

•Inique semaine.

chaque semaine

ire,

au i4 févr.,

au 21

au 28

au 6 mars,

io3

au i3

au 20

au 27

au 3 avril,

au 10

ioe,

au 17

ii*,

au 24

au ier mai.

En i a sem.,

ou 84 jours.

L’examen de ces termes numériques conduit aux résultats sui vans :

i L irruption du Choléra à Londres avait duré , jusqu’à la date du i mai, pendant douze semaines, ou quatre - vingt - quatre

jours : elle s'étendra an - delà de trois mois ou même de cent jours.

i' Le nombre des individus atteints s’est augmenté très-lentement pendant les trois premières semaines; pendant la quatrième, il a plus que triplé , et s’est accru ensuite progressivement jusqu’à la septième : c’est seulement alors que la maladie a atteint le maximum de sa puissance de propagation.

3‘ Depuis la huitième semaine, c’est-à-dire au commencement du dernier tiers de son existence, la maladie a décliné, surtout pendant la dernière quinzaine.

4’ Les décès ont suivi la progression d’accroissement et de diminution du nombre des nouveaux malades de chaque semaine : ils ne sont arrivés à leur maximum que vers la fin du deuxième mois.

5" Leur nombre a presque toujours surpassé, pendant chaque semaine, la moitié de celui des malades atteints pendant cette période.

6‘ On n’a compté presque aucune guérison pendant près d’un mois; leur nombre s’est ensuite augmenté progressivement : toutefois, c’est seulement lors de la neuvième semaine qu’il a surpassé le nombre des décès.

7‘ Le plus grand nombre de personnes restées en traitement a eu lieu à la fin du deuxième mois; il y en avait alors 2i5. En joignant ce chiffre à celui des nouveaux malades de la semaine, on trouve qu’il n’y a pas eu ensemble , dans la ville de Londres, 700 individus atteints du choléra.

8‘ Au total, le84* jouraprès l’apparition de la maladie, on comptait que 2,554 personnes avaient été infectées : sur ce nombre, i,445> ou plus de la moitié, avaient succombé.

g- Les guérisons s’élevaient à 1,176 : on croit qu’elles n’excédaient pas deux cinquièmes du nombre des malades.

io- La puissance meurtrière de la maladie n’a souffert aucun affaiblissement dans cette irruption, puisque, sur deux personnesatteintes, une a péri; mais la puissance de propagation du Choléra est demeurée singulièrement circonscrite au milieu de l’immense population de Londres : en l’espace de trois mois, une seulepersonne , sur 600 , a été atteinte de choléra.

Ce phénomène, jusqu’à présent inexplicable, ne s’oflre point ici pour la première fois à l’observation , et Constantinople , qui ne possède rien de ce à quoi on l’attribue à Londres, a été épargné, comme cette capitale , sans qu’il ait été possible de découvrir la cause de cette mystérieuse 'immunité.

*V% \rv%

Page 1