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ce nom, était celle qui fovmait la plus courte
ons communication par terre, entre les mers orientale ré- et occidentale ; et qui, en d'autres circonstances nps et sous un climat tout différent, aurait pu, à ’est l’aide de l’art, fouruir ce « passage au nord- | ja- ouest , » dont, si je ne me trompe, on sait à prérri- sent tout ce qu'on saura jamais, et plus qu'il ne t ce | sera jamais utile d'en savoir. Le résultat de mes eur observations fut de déterminer que cette terre 1r a est élevée de treize pieds au-dessus du niveau de or- la mer occidentale. Si cette contrée avait été ur à placée trente degrés plus au sud, un canal creusé s de par une compagnie aurait pu procurer ce passage, que la nature à jugé à propos de refuser. atre Nous traversâmes le golfe de Shag-a-voke à 31 mai. rre, une heure du matin, et nous y laissâmes la uil- barque pour le commandant Ross. George pas Baxter , un de n9s hommes, était indisposé ; 1res | mais comme, en laissant cette barque, nous LiM- | avions diminué le poids de nos bagages, nous ke. : continuâmes à marcher, et à sept heures du soir, 16$, LA nous dressâmes notre tente sur la mer, à environ ’eus vingt-six milles du vaisseau. Un vent très-fort ne une | tarda pas à s'élever , il s’y joignit de la neige; et que comme nous ne pouvions faire sécher les peaux r Ja Î qui nous servaient de lit, nous nous trouvâmes eau- 4 fort mal à l’aise, quoique à l'abri de l'orage. sus ; C'était à peu près l'endroit où nous avions lus À campé l’année précédente , mais l’aspect en était up- » bien différent; et cette différence n'était nulle-
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ment favorable à nos projets pour l'avenir. À cette première époque, la terre se montrait presque partout ; maintenant elle était couverte d'une couche épaisse de neige, et le thermomètre était de dix degrés plus bas. Alors on y trouvait des mares d’eau, à présent on ne pouvait s’en procurer une goutte; et, même sur Îcs rochers , d'où elle aurait dù descendre par torrens, tout était glace. Le seul espoir que nous eussions à opposer à cet aspect sinistre, était que les tempêtes pourraient rompre la glace qui couvrait la baie, et nous rendre la liberté plus tôt qu'il ne le paraissait vraisemblable.
Après midi, le vent se calma; la neige cessa de tomber, et la gelée y succéda. Comme nous avions le vent arrière, nous résolümes de faire un effort pour gagner le vaisseau, et je pris les devans, dans ce dessein, afin d'envoyer à l'aide de mes compagnons ceux qui étaient restés à bord. Malgré tous mes efforts, je ne pus pourtant y arriver avant dix heures. J'avais cédé à la tentation de poursuivre un renne, prise qui nous aurait été fort utile. L'état de la glace rendait le chemin fort mauvais, et je fis plusieurs chutes qui me retardèrent encore. Les hommes qui étaient restés en arrière arrivèrent à deux heures , ayant laissé le traîneau en chemin. Tous étaient malades, ou du moins excédés de fatigue; j'étais le seul en parfaite santé. Ainsi se
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termina un voyage qui avait duré depuis le 17 mai jusqu à la fin de ce mois.
Pendant cette excursion, j'eus une nouvelle occasion de constater la rigueur extraordinaire de la saison. Pendant tout mon voyage, je n'avais pas vu un seul espace d’eau libre , le long de la côte, et il s’en trouvait beaucoup à la même époque de l’année dernière. Nous n'avions pas aperçu un seul oiseau sur les montagnes ; et au printemps précédent, ils occupaient en grand
nombre les endroits où ils ont coutume de :
couver. J'ai à peine besoin de dire que cette différence était une marque de la rigueur et de la durée de l'hiver, non seulement dans le pays où nous étions, mais dans celui d’où ces oiseaux émigrent. C'était donc l'indice d'un froid vifet prolongé dans toutes les contrées de l’Amérique septentrionale.
Le registre tenu à bord, pendant mon absence, ne contient que l’état du temps de chaque jour , et il est inutile de donner ces détails. Les circonstances étaient à peu près les mêmes pour ceux qui avaient voyagé , et pour ceux qui étaient restés. Les malades allaient mieux.
Le résumé de maï sera peu de chose. Le temps avait offert un grand contraste avec celui du même mois de l'année précédente. Le soleil avait à peine fait impression sur la neige, et l’on n'avait pas encore vu une goulte d’eau. Le maximum de la température avait été 36° au-dessus de
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zéro ; le minimum, 16° au-dessous; et la moyenne , 16° au-dessus. Le premier voyage du commandant Ross avait démontré qu'iln’existait à Awatutyak aucun passage conduisant à l’océan occidental, et par conséquent on ne pouvait en trouver au sud de 72°. Le dernier voyage avait été malheureux pour l’enseigne Taylor, qui était menacé de perdre une partie du pied droit ; les autres étaient si harassés que c’est à peine si, au bout de quinze jours, ils étaient remis de leurs fatigues.
Mon voyage m'avait permis de compléter nos connaissances géographiques sur cette partie du pays, en dépit du temps contraire. Le gibier était encore rare : les animaux, venant du midi, commencçaient à la vérité à émigrer vers le nord, mais en fort petit nombre ; et leur présence eùt annoncé l'approche du printemps , si la neige qui nous entourait n'eût pas été une preuve
suflisante que cette saison n'était pas encore arrivée,