‹ Relation du voyage de Son Altesse Royale le prince de Galles en Amérique [microforme]Chapitre 42 sur 69 · ARR HUE · texte numérisé non relu

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‘ Il ne faut pas omettre que les fenêtres des maisons sur les rues par léiucllés passa Son Altesse Royale, depuis le débarquement jusqu’au Château, étaient remplies de dames, ce qui augmentait de beaucoup la splendeur de cette pespective.

‘ A cette heureuse et mémorable occasion, il a plu à Son Excellence le Gouverneur et Commandant-en-Chef, d’ordonner que les prisonniers civils et militaires aivrs en prison pour aucun crime quelconque, à l’exception seulement de meurtre, soient mis en liberté. C’est ainsi que l’on a célébré l’heureux jour auquel un fils de notre très gracieux Souverain a daigné honorer de sa présence cette partie éloignée des domaines de Sa Majesté.”

Le vendredi, le Gouverneur fit une visite au Prince à bord du Pégasus et fut salué de 19 coups de canon à son entrée et à sa sortie. Le soir, il y eût au Château grande réception et grand nombre de dames eurent l’honneur d’être présentées à S. À. R.

Le mardi, 21, étant un anniversaire de la naissance de S. A. R., la flotte fut pavoisée, des salves royales furent tirées de la citadelle et de la flotte, un feu de joie fut tiré par tous les régiments rangés sur la parade, le Gouverneur et les autorités allèrent complimenter le Prince à bord de son vaisseau ; S. A. R. vint ensuite ‘ tenir un lever au Château St. Louis, où elle reçut les compliments des Officiers du Gouvernement, de la Marine et de l’Armée, ainsi que ceux du Clergé, des Gens de Loi, des Marchands et des Messieurs de la ville.”

A ce lever, il y eut plusieurs adresses. La Gazette de Québec publie en anglais celle qui fat présentée au nom des habitants de Québec (the inhabitants 0j Quebec) et qui paraitrait avoir ête exclusivement signée par les sujets d’origine britannique. Le même journal donne en français l’adresse des citoyens canaciens de La. ville de Québec, et celle du Clergé Romaïin de la Province. Nous copions ces deux dernières ainsi que lex réponses.

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Qu'il plaise à Votre Allesse Royale,

Permettez aux Citoyens Canadiens de la Ville de Québec d'exprimer respectueusement à V. A. h. la joie qu’ils ressentent de son heureuse arrivée dans cette Capitale.

Nous participons, pour la première fois, avec les Colonies de la Grande Bretagne, au bonheur de voir l'un des fils de notre Auguste Souverain. Nous voyons aussi avec satisfaction la part active que V. A.R,. a p'i3e dans le Service de la Marine, qui par les talents et les progrès de V. A. R. continuera d'être le boulevard de la Nation et la protection nécessaire à ses possessions, particulièrement à cette Province, qui en conçoit de nouvelles espérances de se conserver ct de prospérer sous la domination de l'Empire Britannique.

Que V. A. R. veuille bien nous accorder son puissant témoignage de notre vive reconnaissance pour les bontés paternelles de Sa Très-Gracieuse Majesté d’avoir confié l'administration de cette Province au Noble Lord qui nous commande, de notre fidèle attachement à la Personne sacrée de notre Souverain, à son Gouvernement et à sa Famille Royale, ainsi que de nos prières pour sa précieuse conservation.

Puisse V. A. R. jouir d'une santé parfaite et la plus durable, et ses glorieux exploits passer à la postérité, tel: sont nos vœux les plus sincères.

A laquelle S. A. R, fit la réponse suivante : Messieurs,

Je reçois avec un vrai et sensible jlaisir cette Adresse des Citoyens Canadiens de la ville de Québec, convaincu qe c'est avec des cœurs remplis de reconnaissance pour les bontés de Sa iajesté, qu'ils offrent des vœux aussi zélés pour le Roi, mon Père. Je ne manquerai pas de faire parvenir à Sa Majesté ces preuves de votre fidélité et d’attachemant pour son Souverain, qui n’a d'autre objet que le bonheur de ses sujets. Sa Majesté apprendra avec satifaction que les Citoyens Canadiens de la Ville de Québec sont pénétrés d’une si vive reconnaissance pour sa bonté paternelle d’avoir confié ce Gouvernement au Lorb Dor- CHESTER, pour qui le Roi a tant de considération.

Les Distinctions honorables dont les Habitants de cette Ville m'ont donné des marques, me sont bien sensibles, et je ne puis que les considérer comme un motif nouveau pour m’engager à poursuivre les devoirs de la Profession navale, afin de me rendre digne d’être placé dans une situation où je pourrai faire voir à l'avenir ma reconnaissance pour ces grâces si peu méritées.

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