L'ARRIVÉE
Cheur :— Salut, espoir de l'Angleterre,
Toi que doit ceindre un jour un immortel bandeau Et qui, pour bénir notre terre,
A laissé dans le deu 1 ta mére et ton berceau. Salut, enfant de la Victoire,
Qu'amène la tendresse au sein de nos foyers, Et qui, sous des siècies de gloire,
Unis l'éclat du trône à l'éclat des lauriers
Une voix :— A ton aspect, en nos campagnes Ont brillé de nouvelles fleurs ; Pour te saluer, nos montagnes Inclinent leurs blanches hauteurs.
ir Comme un parfuin, sur la rivière
Voltige un plus riant zéphir,
Et du castel à la chaumière
Les cœurs tressaillent de plaisir.
{l Désertant leur nid de feuillage,
#4 Mille oiseaux aux joyeux accents
on Sont accourus de leur bocage
Pour te célébrer dans leurs chants.
Récitatif :— De ton empire, au nouveau pôle Te Resplendit sous ton pas vainqueur Une seconde métropole,
Brillante image de sa sœur.
Une voix : — Que t'a dit le grand pont, à la bäse massive, A Que nos mains ont bâti pour toi ?
Nous l’avons vu soudain, quand tu gagnais la rive, Frémir sous ton royal convoi.
L'étranger devant lui s'étonne :
Géant, sur ses pieds de granit,
d î LA 2 } I brave le flot qui rugit, i Et sous l'éclair de ta couronne, ï
Plus éclatant son frout rayonne,
Chœur :— 0 toi qui mets le sceptre au bras des souverains, Divine Providence, D'un prince bien-aimé garde les jours sereins Et bénis la douce puissance, D'une mére c’est l'espérance Et d'un pays le bouclier :
Du haut du ciel couronne son courage, Et que toujours son plus cher apanage Soit le bonheur de son foyer.
Récitatif :— Sous les lambris des voûtes immortelles, Les ministres des cieux
Au roi des rois ont porté sur leurs ailes
Notre encens et nos vœux.
Chœur de Soldats :— Clairons des batailles Par vos gais accords, Près de no3 murailles Eveillez nos morts.
Ornons de guirlandes Nos coursiers fumants :
Drapeaux de n08 bandes, Frémissez aux vents ; Que nos voix résonnent, Sous vos nobles plis
Et qu’au loin frissonnent
Nos fiers ennemis.