‹ Relation du voyage de Son Altesse Royale le prince de Galles en Amérique [microforme]Chapitre 52 sur 69 · L'ARRIVÉE · texte numérisé non relu

L'ARRIVÉE

Cheur :— Salut, espoir de l'Angleterre,

Toi que doit ceindre un jour un immortel bandeau Et qui, pour bénir notre terre,

A laissé dans le deu 1 ta mére et ton berceau. Salut, enfant de la Victoire,

Qu'amène la tendresse au sein de nos foyers, Et qui, sous des siècies de gloire,

Unis l'éclat du trône à l'éclat des lauriers

Une voix :— A ton aspect, en nos campagnes Ont brillé de nouvelles fleurs ; Pour te saluer, nos montagnes Inclinent leurs blanches hauteurs.

ir Comme un parfuin, sur la rivière

Voltige un plus riant zéphir,

Et du castel à la chaumière

Les cœurs tressaillent de plaisir.

{l Désertant leur nid de feuillage,

#4 Mille oiseaux aux joyeux accents

on Sont accourus de leur bocage

Pour te célébrer dans leurs chants.

Récitatif :— De ton empire, au nouveau pôle Te Resplendit sous ton pas vainqueur Une seconde métropole,

Brillante image de sa sœur.

Une voix : — Que t'a dit le grand pont, à la bäse massive, A Que nos mains ont bâti pour toi ?

Nous l’avons vu soudain, quand tu gagnais la rive, Frémir sous ton royal convoi.

L'étranger devant lui s'étonne :

Géant, sur ses pieds de granit,

d î LA 2 } I brave le flot qui rugit, i Et sous l'éclair de ta couronne, ï

Plus éclatant son frout rayonne,

Chœur :— 0 toi qui mets le sceptre au bras des souverains, Divine Providence, D'un prince bien-aimé garde les jours sereins Et bénis la douce puissance, D'une mére c’est l'espérance Et d'un pays le bouclier :

Du haut du ciel couronne son courage, Et que toujours son plus cher apanage Soit le bonheur de son foyer.

Récitatif :— Sous les lambris des voûtes immortelles, Les ministres des cieux

Au roi des rois ont porté sur leurs ailes

Notre encens et nos vœux.

Chœur de Soldats :— Clairons des batailles Par vos gais accords, Près de no3 murailles Eveillez nos morts.

Ornons de guirlandes Nos coursiers fumants :

Drapeaux de n08 bandes, Frémissez aux vents ; Que nos voix résonnent, Sous vos nobles plis

Et qu’au loin frissonnent

Nos fiers ennemis.

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