‹ Relation historique et médicale du choléra-morbus de Pologne, comprenant l'apparition de la maladie, sa marche, ses progrès, ses symptômes, son mode de traitement et les moyens préservatifs;Chapitre 17 sur 19 · DEUXIÈME PÉRIODE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PÉRIODE

L'accablement devient excessif , la faiblesse musculaire telle que le malade no peut pliisi se mouvoir , cessation complète de la sécrétion urinaire, la respiration devient difficile , tout-

à-fait costale,,l'air expulsé des poumons, moins chaud d*abord , devient froid; spumis à l'analyse chymique , cet afc n'a éprouyé de son introduction dans le poumon aucune altération appréciable ; les pulsations du cœur décroissent d'une manière effrayante , bientôt on ne sent plus qu'un frémissement. Le froid des extrémités gagne le centre , la langue dévient froide, large fet flasque; les extrémités', de bleuâtres ^u'dles étaient, deviennent d^un bfcU prononcé. Les vomissemens aqiteux , trèsfréquens ^ d*tin liquidé ^floconneui, d*abord abondans, deviennent phis rares ', s'accompagnent de douleurs à Tépigàstre. Les vomissemens qui d'abord avaient lieu avec urie force convulslve telle que les liquides .étaient jetés au loin V avec éclaboussuré , deviennent moins forts , et bîeîitôt si faibles que les efforts de l'estomac ne suffisent plus pour exj[^ulsèr les matières au dehors. Les déjections alvînes deviennent plus fréquentes, plus liquides^ et tellement incolores que les draps n'en sont même pa!s tachés; Cet: élat fr'accompagaâ de ctampes très-pénâ[>les pour le inidadé^*lç:plus souvent elles ne sont point suivies de oontrac- ^ tléfû des membres^5 et ne peu vent être aperçùci^

par Tobscr valeur. La voix s altère , les paroles paraissent plutôt soufQées que prononcées , dit M. Braussais; la vision et l'audition sont sensi-

blement diminuées; l'activité du cerveau seralentît'et fuit craindre une fin prochaine*. /

Les membres exécutent encore de temps en temps quelques légers mouvemens. *

Et enfin la cessation des fonctions est complète.

Si cet état dure un temps trop long, la mort rédle arrive.

Il me semble tout-à-fait inutile d'en donner l'explication ; tout le monde comprendra que la vie ne peut exister sans circulation , sans respiration , etc.

Alors arrive la mort ou la réaction.

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